Peste porcine : ouverture d'un centre de prélèvement à Virton

La lutte contre la propagation de la peste porcine africaine en Belgique continue. Un hangar du district routier de Virton a été réquisitionné pour servir de centre de prélèvement aux vétérinaires. Il sera opérationnel dès ce lundi après-midi.

Le professeur Annick Linden de l’Université de Liège, responsable du Réseau de Surveillance sanitaire de la Faune sauvage, coordonne ces prélèvements. "Le centre permettra de rationaliser la récolte. Concrètement, les agents DNF détectent les cadavres. Ensuite, leurs collègues de la protection civile les acheminent jusqu’au centre de Virton. Dans ce centre de collecte, les vétérinaires sont équipés pour prélever les organes nécessaires aux analyses. Ces prélèvements sont ensuite envoyés au laboratoire de référence à Bruxelles", explique-t-elle.

Jusqu’ici, lorsqu’un cadavre était repéré, un vétérinaire se déplaçait sur le lieu de détection afin d’effectuer les prélèvements. "On travaillera désormais dans de meilleures conditions de biosécurité", précise Annick Linden. La vingtaine de cadavres de sangliers supplémentaires détectés ce weekend sera donc acheminée jusque Virton.

Des recherches difficiles dans le marais du camp militaire de Lagland

De leur côté, les agents du Département de la Nature et des Forêts continuent les recherches de restes de sangliers. Une attention toute particulière est portée à un marais de 65 hectares se situant sur le terrain de la base militaire de Lagland, où plusieurs cadavres positifs ont déjà été retrouvés.

Sur place, Alain Licope du Département d’étude du milieu naturel et agricole, encadre les recherches. Il explique pourquoi se focaliser sur ce lieu: "Lorsqu’ils sont malades de la peste porcine africaine, les sangliers sont atteints de fortes fièvres. Ils ont alors besoin de rafraichir et vont mourir dans des endroits relativement frais, comme des fonds de vallée ou des points".

Depuis ce matin, l’équipe n’a encore identifié qu’une seule carcasse dans ce marais, "je m’attendais à plus mais les recherches ici ne font que commencer. La végétation est très dense et on a de l’eau jusqu’au hanches, l’exploration est donc difficiles", précise Alain Licope.

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