Peste porcine: les chasseurs traquent les sangliers dans la province de Luxembourg

L'éradication des sangliers se poursuit dans le sud de la Belgique ce samedi pour éviter la propagation de la peste porcine africaine. A Dampicourt, une quarantaine de chasseurs et traqueurs a investi la zone d’observation renforcée pour abattre un maximum de sangliers qui risquent une contamination.

Des mesures strictes leur sont imposées : pas de chiens, désinfection du lieu de tir, emballage de la carcasse et transport vers le centre d'analyse de Virton au cas où le sanglier serait déjà malade. "C'est beaucoup plus compliqué (sans chiens)", explique l'un des chasseurs. " (...) Généralement les chiens poussent jusqu'à ce que les sangliers sortent. Alors que là, la plupart du temps, si on ne fait pas l'arrière, ils se recouchent et ils ne bougent plus." 

Si on a tiré plusieurs sangliers, en fin de compte, ça fait beaucoup de travail

Ce matin, un seul sanglier a été abattu au bout de trois heures de battue. Au moins cinq personnes et plusieurs minutes sont encore nécessaires pour emballer, désinfecter et transporter la carcasse. "D'habitude ce sont les traqueurs qui font ça et nous on a le temps d'aller organiser le restant de la chasse", raconte Alain Vitali, chasseur. "Si on a tiré plusieurs sangliers, en fin de compte, ça fait beaucoup de travail."

Ces chasseurs ne participent pas à ces éradications avec gaieté de cœur. Selon l'un des responsables, Jean Stass, elles mettent en péril leur activité. "Le sanglier constitue un peu partout une bonne moitié des tableaux de chasse ! Donc sans ça, je ne vois pas comment on pourrait encore attirer des actionnaires qui viennent du fin fond de la Flandre ou de Bruxelles. Les années à venir seront des années difficiles", conclut-il.

 

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