Peste porcine africaine: 104 cas positifs, les mesures sont prolongées jusque mi-novembre

Alors que la recherche des carcasses de sangliers se poursuit en Gaume, le ministre wallon René Collin organisait une visite de presse ce vendredi dans le centre de collecte installé à Virton. C’est là que les vétérinaires prélèvent les organes qui seront ensuite analysés dans un laboratoire bruxellois.

ll faut savoir d'ailleurs qu'entre la découverte et l’annonce des résultats, il faut trois jours.

Comment se déroule le processus ?

"Depuis la découverte du cadavre de sanglier dans la forêt (un cadavre rempli de virus) jusqu'à son acheminement vers le centre de collecte, jusqu'au prélèvement et l'acheminement des prélèvements en laboratoire, il y a toute une chaîne tout au long de laquelle il faut vraiment respecter des conditions très strictes pour ne pas disperser ce virus, nous explique le Docteur Annick Linden qui dirige ce centre de prélèvement de Virton. Un virus qui est très résistant dans le milieu extérieur."

Selon le dernier décompte présenté à la presse, il apparaît que 104 animaux ont été contrôlés "positifs", autrement dit 104 sangliers infectés par le virus de la peste porcine africaine. Les autorités ont également confirmé que les mesures prises jusqu'ici pour tenter d'endiguer la propagation de la peste porcine africaine dans nos forêts ont été prolongées d'un mois, jusqu'au 14 novembre.

Des clôtures seront également mises en place dès lundi prochain. Une mesure vivement soutenue par l'UE et les bourgmestres des communes avoisinantes.

"Sur le terrain, ce sont les équipes de la DNF (Département de la Nature et des Forêts) et de la DEMNA (Département de l'Etude du milieu naturel et agricole) qui quadrillent leur triage avec l'aide des chasseurs et des gardes, poursuit Annick Linden. A partir de lundi, la Région wallonne aura l'aide des militaires pour prospecter sur le terrain. Quant aux cadavres, ils seront apportés au centre de collecte par la Protection civile."

La zone de "confinement" couvre 12.500 ha. Elle considérée comme l'épicentre de l'épidémie. Elle a été mise en place pour limiter les déplacements des sangliers. Une zone à l'intérieur de laquelle il est toujours interdit d'abattre les sangliers pour éviter qu'ils ne se dispersent.

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