Périphérie: les francophones veulent la protection des minorités

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Illustration - © Archive Belga

Voilà des années, que les francophones de la périphérie essaient de faire reconnaître de manière internationale le fait qu'ils sont une minorité culturelle bafouée en Flandre. Plusieurs recommandations du Conseil de l'Europe leur ont donné raison. Mais rien n'y fait : la Région flamande refuse toujours de ratifier la Convention-cadre pour la protection des minorités.

L’occasion de reparler de la situation des francophones de la périphérie aurait été le rapport belge à la Commission des droits de l'homme de l'ONU, le 2 mai prochain. Sauf que c'est absent du rapport en question.

Et le FDF est particulièrement irrité : rien dans le rapport sur les droits de l'Homme en Belgique ne fait allusion aux tracasseries dont sont victimes les francophones qui habitent sur le territoire flamand. Ni le ‘wooncode’ qui réserve les logements sociaux aux seuls néerlandophones, ni les restrictions à l'accès à la propriété pour les francophones, ni la protection des minorités n'y sont abordés.

La députée régionale Caroline Persoons (FDF) a interpellé le ministre-président de la Communauté française à ce sujet. "Je l’ai interrogé pour savoir s’il y avait eu des demandes particulières de la Communauté française, déclare-t-elle. Le ministre-président Rudy Demotte (PS) ne me répond pas qu’il y a des choses qui auraient été demandées et qui n’ont pas été reprises. Il m’explique le processus et le fait que ça a justement un caractère consensuel mais aussi que, par contre, les deux autres rapports – rapport des ONG et rapport des services onusien – pourraient amener d’autres sujets en avant. Et enfin que les questions des services de l’ONU, le 2 mai, pourraient s’intéresser à d’autres choses, en dehors du rapport de l’Etat belge."

Rien ne serait perdu donc, rendez-vous le 2 mai.

 

B. Cleeren - N. Nahjari

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