Pénurie de profs en Fédération Wallonie-Bruxelles: les préretraités de retour dans les classes?

Pour tenter de remédier à la pénurie de professeurs, Marie-Martine Schyns, la ministre de l’Éducation en Fédération Wallonie-Bruxelles, réfléchit à plusieurs solutions.

La première serait de proposer aux professeurs préretraités tout simplement de retourner donner cours. Ce ne serait évidemment pas obligatoire, ça se ferait sur base volontaire. Les enseignants concernés sont ceux qui ont choisi le DPPR, un régime qui permet d’alléger son horaire en fin de carrière à partir de 55 ans, voire de ne plus travailler du tout à partir de 58 ans.

Ils sont 3500 à avoir ce statut, mais l’idée de la ministre ne résoudra pas la pénurie pour Olaf Mertens, directeur de l’Institut de la Providence de Champion en province de Namur. « Je ne pense pas nécessairement que des gens qui ont construit leur départ progressif aient envie de revenir et de relever le défi face à un public d’élèves qui évolue quand même très fortement. »

Autre idée : la création d’un pool d’enseignants mobile

Les professeurs seraient envoyés dans les écoles où on a besoin d’eux. Une idée à creuser, pour Joseph Thonon, président de la CGSP enseignement. « Pour nous, ce pool, pour pouvoir être finançable, doit être inter-réseaux. Donc, il faut voir dans certaines fonctions, par exemple instituteur, on pourrait imaginer des instituteurs qui soient engagés à l’année avec un salaire fixe et qui pourraient pallier des absences, surtout ici en fin d’année."

Troisième proposition : faire appel au privé

Attirer davantage des travailleurs du privé à se reconvertir dans l’enseignement, mais il faudrait faire un gros travail pour rendre le métier d’enseignant à nouveau attractif.

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