Pénurie de main-d'oeuvre dans le bâtiment bruxellois

Philippe Gillon, président de la Confédération Construction Bruxelles-Capitale, lance un appel aux ouvriers motivés
Philippe Gillon, président de la Confédération Construction Bruxelles-Capitale, lance un appel aux ouvriers motivés - © Belga

Les entreprises de construction bruxelloises vont bien et ont besoin de bras. La tendance est à l'engagement au moins jusqu'en 2014. En attendant, il y a pénurie de main-d'œuvre.

"Ca fait quatre ans que je suis ouvrier et j’ai fait deux ans d’apprentissage", explique Mathieu, 22 ans. Il travaille comme plombier sur un chantier à Molenbeek. "C’est un métier passionnant, déclare-t-il. En plus, ce n’est pas toujours la même routine. On est polyvalent. On fait des extractions, des pulsions, des alimentations, le gaz, etc. On fait tout!"

Plombier, un métier passionnant. Dans le secteur de la construction, c'est une des professions les plus touchées par le manque de main-d'œuvre. Des professions pas assez valorisées.

Thierry Demoustier, chef de chantier, constate: "On ne montre pas assez ce qu’est un travail dans le domaine du bâtiment, tous les avantages qui en ressortent, comme le fait de pouvoir travailler autant à l’extérieur qu’à l’intérieur. C’est la qualité d’un travail qui se voit par après. Il y a très peu de domaines où on peut revenir dix ans après et dire à ses enfants: « Voilà ce que papa a fait. Il a travaillé dans ce bâtiment-là, qui est toujours là et qui est bien construit. » C’est quand-même quelque chose de très positif dans le domaine."

Philippe Gillon, président de la Confédération Construction Bruxelles-Capitale, lance un appel aux ouvriers motivés. "Aujourd’hui, je crois que ce sont vraiment nos jeunes qui doivent comprendre qu’ils doivent venir et qu’on les attend à bras ouverts et qu’on a du boulot pour eux", affirme-t-il.

Marie Dessy – Delphine Wilputte

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