Pénurie de logements sociaux: ''le bourgmestre devrait être obligé de reloger les victimes d'un sinistre''

Pour les personnes à faibles revenus, victimes d'un sinistre ou d'un incendie, il est souvent difficile de se reloger
Pour les personnes à faibles revenus, victimes d'un sinistre ou d'un incendie, il est souvent difficile de se reloger - © Belga (illustration)

La pénurie de logements sociaux à Bruxelles débouche parfois sur des situations difficiles, comme lorsqu'un locataire doit quitter son logement après un incendie. Dans pareil cas, faute de moyen et d'aide suffisante, il est bien souvent difficile de se reloger.

Ils ont dû quitter un logement insalubre, ou partir après un sinistre, ou un incendie. Du jour au lendemain, ils n'ont plus de toit, parfois, pas d'économies, et plus de revenus. Les premiers jours, il y aura l'aide du CPAS, une chambre d'hôtel mais ensuite, la galère s'installe et pour les plus fragiles, il y a peu d'espoir de trouver un logement social.

Pourtant des logements sociaux, il y en a qui sont inoccupés parfois depuis des années, et toujours en attente de rénovation.

Ce qui révolte José Garcia, du syndicat des locataires: ''le pouvoir public ne peut plus répondre à des situations d’urgence.’’

Ce qu’il souhaite, c’est une obligation de relogement: ''les wallons se sont dotés dans leur code du logement d’une obligation pour le bourgmestre de reloger toute personne qui est expulsée. Il serait plutôt judicieux qu’on oblige les bourgmestres à travers le code du logement bruxellois à reloger toutes ces personnes et notamment celles qui sont victimes d’un sinistre.’’

Muguette, par exemple, qui se retrouve malgré elle, dans cette situation. Elle est retraitée et en février dernier, elle a dû quitter brutalement son appartement situé à Anderlecht, suite à un sinistre.

''L’eau coulait vraiment comme une rivière, d’abord au deuxième étage et puis c’est arrivé chez moi. Alors il a fallu faire appel aux pompiers. Depuis 4 mois, je vis un peu à l’hôtel, puis un peu chez mon fils et chez sa copine et maintenant, je suis de nouveau à l’hôtel. On a pu me trouver un logement de transit, mais  à 700 euros par mois'’ raconte-t-elle

Après 4 mois d'errance, Muguette espère donc bientôt décrocher un petit logement social. C’est une chance parce qu’avec ses 780 euros de pension, Muguette était bien incapable d'en trouver un autre.

Véronique Fievet

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