Pendant la Coupe du Monde, que se passe-t-il au centre national d'entraînement de Tubize?

Les U12 des Red Flames s'entrainent cette semaine sur le même terrain que les Diables Rouges
Les U12 des Red Flames s'entrainent cette semaine sur le même terrain que les Diables Rouges - © S. Vandreck

Même en l'absence des Diables Rouges, l'activité de leur centre d'entraînement est toujours intense. "La vie ne s'arrête jamais ici, insiste Frédéric Veraghaenne, son directeur. Nous avons des activités toute l'année car toutes les équipes nationales s'entraînent, des U15 aux Diables. Et c'est la même chose chez les filles des Red Flames. Nous avons aussi des clubs qui viennent s'entraîner, le Sporting d'Anderlecht la semaine passée, Cristal Palace vient d'arriver pour une semaine. Nous avons aussi des rencontres et les entraînements des professionnels belges sans contrat". L'ambiance est même un peu plus fébrile depuis le début de la Coupe du Monde : tout le monde au centre a les yeux tournés vers la Russie. "Cela génère un enthousiasme incroyable! Il y a des télévisions partout. Nous sommes en ligne avec nos collègues en Russie au moins deux fois par jour et nous avons un vrai sentiment de plaisir et de fierté. Cela anime beaucoup de conversations dans le centre", poursuit-il.

S'entraîner sur le même terrain que l'équipe nationale

Tamara Cassimon, coach des U17 des Red Flames, l'équipe nationale féminine, confirme cet enthousiasme : "Les Diables ont une grande influence. Même chez les filles. Ce sont plus seulement les Red Flames, mais aussi Eden Hazard, Kevin De Bruyne, Vincent Kompany, qui sont des exemples pour les filles. Nous avons même une joueuse qui habite aux Etats-Unis qui a demandé à rejoindre l'équipe nationale belge! C'est devenu une équipe du niveau de la France, du Brésil ou de l'Angleterre", explique-t-elle. Chez les jeunes joueuses à l'entrainement, l'enthousiasme semble cependant plus timide. Même le fait de s'entraîner sur le même terrain que les stars nationales n'impressionne plus vraiment Lena, joueuse des U12 : "La première fois, ça m'a fait bizarre, mais moins maintenant. C'est surtout parce que les terrains sont beaux", se réjouit-elle. Ce sont plutôt les parents, assis dans la tribune, qui sont sensible au prestige du lieu d'entrainement de leurs enfants. Un lieu où l'on se parle autant en français qu'en néerlandais, à l'image de l'équipe nationale et de ses supporters.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK