Pecq: un particulier achète une voiture de chemin de fer et l'installe dans son jardin

Pecq: Une voiture de chemin de fer installée près du centre-ville
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Pecq: Une voiture de chemin de fer installée près du centre-ville - © RTBF

Voir un wagon en bord de route, au centre de la petite commune de Pecq près de Tournai, c'est pour le moins original et l’œuvre d’un passionné: Pierre Dochy. "Notre père nous a toujours emmené en vacances en train. Nous continuons aujourd'hui à partir en vacances en famille, via ce transport. Il y a certainement des gens plus dingues que moi des trains mais j’aime ça. En, plus cela faisait le lien avec ma nouvelle activité professionnelle de vendeur de trains miniatures (ndlr : en plus de son activité dans le domaine informatique). La boucle est donc bouclée."

Ce wagon première classe de 1981, accidenté et déclassé par la SNCB, il l’a fait installer ce jeudi devant son magasin après un parcours assez simple.

"C’est assez simple. La SNCB a un site, accessible à tous, où l’on peut retrouver les éléments en vente (voitures, locomotives, matériels,…) et chacun peut remettre son offre. Après, il faut un permis d’urbanisme pour l’installation définitive."

Un permis d’urbanisme qui a aussi été soumis à d’éventuels avis négatifs du voisinage, sans suite donc.

"C’est impressionnant mais Pierre ne fait pas les choses à moitié. Il avait fait un petit flyer pour expliquer le projet mais c’est vrai c’est fou de voir arriver un wagon dans son jardin. Ce sera la curiosité de Pecq à l’avenir. Moi, j’ai pris le train pendant 17 ans en allant travailler à Bruxelles. Je n’en ai pas toujours eu un bon souvenir. Mais celui-ci devrait être moins en retard", sourit Dimitri, un voisin.

Reste que ce projet a évidemment un coût. Et si Pierre Dochy reste discret sur le montant, il précise que le wagon (acheté quelques milliers d’Euros, pratiquement au prix de la ferraille, à la SNCB) est loin d’être le poste le plus onéreux. Le transport en convoi exceptionnel, la pose des rails pour y déposer le wagon, ou le futur désamiantage de la voiture seront bien plus coûteux.

Mais, loin de tous ces calculs, Pierre Dochy a surtout hâte de partager son nouveau jouet.

"Il sera mis, le plus possible, a disposition des passionnés. J’ai eu la chance de réaliser cet achat, d’avoir les moyens financiers et le terrain disponible mais ce n’est pas purement égoïste. Mon but est d’améliorer le wagon, qui est un peu sale et abîmé, afin de le partager."

Une volonté de partage avant d’envisager aussi une suite plus commerciale comme, par exemple, l’installation d’une salle de réunion pour les entreprises. Un cadre de travail qui serait très inattendu.

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