Pauvreté infantile: gratuites, les consultations ONE ont un rôle essentiel

Nous sommes à Saint-Jossse, dans la plus grande consultation ONE de Bruxelles. 1650 enfants y sont inscrits. La maman d'Annabelle est venue faire peser et mesurer sa fille de 7 mois. "Je suis venue pour le vaccin et si j’ai un petit souci, je peux même téléphoner pour poser des questions. Je peux venir sans prendre rendez-vous (…)  Je n’ai pas vraiment de pédiatre pour la petite. C’est ici que mes enfants sont suivis depuis la naissance."

Luce Delporte est TMS, l’une des travailleuses médico-sociales de la consultation. "Notre rôle, dit-elle, c’est un rôle médico-social. On a beaucoup de questions sur les crèches, sur comment faire pour s’inscrire, sur l’école aussi… On trouve des mamans qui sont parfois un peu seules, parce qu’elles sont arrivées de l’étranger sans famille, sans amis. Certaines restent d’ailleurs volontiers à la consultation, même après le rendez-vous avec le médecin, pour papoter,  pour que les enfants jouent ensemble… "

A présent, Annabelle est entre les mains de la pédiatre. C'est le jour du vaccin. « Aujourd’hui, on va la vacciner contre le pneumocoque », déclare  le Docteur Younes qui travaille ici depuis 15 ans. "Parfois, c’est le seul contact. Par exemple, on peut donner des conseils aux familles Rom (qui sont nombreuses ici à Saint-Josse) grâce à ces consultations. Sur l’allaitement, la prévention, la vaccination... Ils ne se sentent pas du tout jugés, ni surveillés." Et ce climat de confiance contribue sans doute au succès de ces consultations.

A Saint-Josse, la consultation est ouverte tous les jours, le matin et l’après-midi.  La pauvreté, une situation à laquelle les enfants n'échappent évidemment pas et qui conditionne leur avenir.

Véronique Fievet

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