Boussu: passionnée par le thé, Sophie en a fait son métier

Sophie Lerson créée ses propres thés
Sophie Lerson créée ses propres thés - © Christian Ducarreau

Sophie Lerson, une Boussutoise de 31 ans, a lancé il y deux ans sa propre marque: "Les Thélices de Sophie". Son concept associe le thé, les produits locaux et la personnalisation et s’inscrit donc complètement dans l’air du temps. Nous avons rencontré cette jeune chef d'entreprise.

Comme beaucoup de jeunes femmes, Sophie Lerson adorait passer du temps avec ses amies autour d’une tasse de thé et d’un petit gâteau. Son rêve était d’ouvrir un salon de thé.

Ingénieur de gestion de formation, elle a fait une étude de marché avant de lancer son projet: «Je me suis rendu compte que pour débuter, c’était difficilement rentable. J’ai donc cherché une activité qui n’avait pas les frais fixes d’un salon de thé». Sophie a donc créé des ateliers de démonstration à domicile. Elle a fait ses premières dégustation dans son entourage, mais le bouche à oreille a vite fonctionné: «C’est surtout le public féminin qui y participe : des groupes d’amies pour un anniversaire, un enterrement de vie de jeune fille, des femmes actives en réseau… mais aussi des grands-mères qui souhaitent faire une activité avec leurs petites-filles».

Au rythme des saisons

Sophie sillonne donc les routes, avec son petit matériel: une bouilloire, des théières, et tout un assortiment de thés, qu’elle apprend à déguster dans les règles de l’art. «Beaucoup de gens ignorent par exemple qu’il faut éviter d’infuser un thé dans une eau à plus de 90°. A 100°, le thé est brûlé et cela détruit tous les arômes», explique-t-elle. Le public apprécie et lui demande pour acheter les thés dégustés lors des ateliers. Elle décide alors de les vendre sur internet et dans certains commerces. Les thés «Les Thélices de Sophie» sont nés! La jeune femme compose ses propres mélanges, et aromatise le thé avec des fruits, des fleurs, des plantes cueillis, si possible, dans son propre jardin. «Cela prend du temps de sécher les plantes, de déshydrater les fruits… mais je tiens à proposer un produit le plus local possible. Parfois, il faut attendre que la plante soit à nouveau disponible dans mon jardin. Je travaille avec les saisons, comme le font les restaurateurs».

Une concurrence stimulante

Des restaurateurs qui sont aujourd’hui ses meilleurs ambassadeurs. Elle a d’ailleurs conçu avec eux une série de thés, «Les thés des Montois», un produit qui a obtenu le label Mons 2015. Chaque mois, elle met donc en vente un thé, composé en collaboration avec un restaurant. La personnalisation, c’est aussi une de ses marques de fabrique. Cela lui permet de faire sa place dans un marché des thés où l’offre est extrêmement abondante: «La concurrence, c’est une bonne chose pour le client, ça lui permet d’avoir un très grand choix. Mais c’est aussi très stimulant pour la créativité: ça ne serait pas aussi chouette de se lever le matin, s’il n’y avait pas cette envie d’aller toujours plus loin». Aujourd’hui, la petite entreprise de Sophie commence à voler de ses propres ailes, elle a d’ailleurs engagé deux personnes pour animer des ateliers de dégustation. Et elle ne désespère pas de réaliser son rêve d’ouvrir un jour un salon de thé…

Stéphanie Vandreck

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