Pas encore d'accord autour de la communauté métropolitaine, mais on y travaille

La communauté métropolitaine a été imaginée notamment pour élargir la zone d’influence économique de Bruxelles.
La communauté métropolitaine a été imaginée notamment pour élargir la zone d’influence économique de Bruxelles. - © Flickr - Alain Wibert

Mardi soir, un colloque réunissait à Bruxelles les trois ministres-présidents régionaux et les associations patronales autour du concept de communauté métropolitaine. Créée par la sixième réforme de l'Etat, la communauté métropolitaine n'a pas encore vu le jour. Elle doit permettre une meilleure coordination des politiques interrégionales dans toute une série de domaine.

La Communauté métropolitaine est une sorte de compromis entre la nécessité de prendre en compte la zone d'influence économique de Bruxelles bien au-delà de ses frontières, et le refus flamand d'élargir la région bruxelloise.

Consacrée par la sixième réforme de l'état, la Communauté métropolitaine n'existera qu'une fois conclus des accords de coopération entre les régions concernées. Mais les entités fédérées ne sont pas les seules en cause, comme l'explique Alain Deneef (l'intendant de Brussels Métropolitan, un lobby patronal en faveur de la communauté métropolitaine). "L’Etat fédéral, les trois régions, les deux provinces (Brabant flamand et Brabant wallon) et les 111 communes qui étaient celles de l’ancienne province de Brabant…"

Voilà pour le territoire. La loi prévoit de favoriser des concertations et des actions communes dans toutes les matières d'intérêt interrégional: mobilité, emploi, environnement, aménagement du territoire...

Certains dossiers épineux comme l'élargissement du ring, l'aéroport national ou les centres commerciaux concurrents sont taillés sur mesure pour ce type de structure. "La seule manière d’avoir une région métropolitaine vraiment efficace, fluide et harmonieuse, c’est de se parler de plus en plus souvent."

Selon nos informations, un cabinet d'avocats a rédigé un projet d'accord de coopération pour le compte du gouvernement bruxellois. Reste à entamer des négociations avec la Flandre et la Wallonie, pour commencer. Et surtout, à conclure.

Philippe Carlot

 

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