Pas de diplôme mais des compétences valorisées pour décrocher un emploi

Un jury de professionnels évaluent les compétences du chercheur d'emploi
3 images
Un jury de professionnels évaluent les compétences du chercheur d'emploi - © Tous droits réservés

Certains ont parfois travaillé pendant des années dans un pays lointain, d'autres n'ont pas de diplôme reconnu chez nous mais disposent de réelles compétences. Pour ceux-là, faire reconnaître un savoir-faire, peut ouvrir les portes de l'emploi. Car sans qualification reconnue, il est souvent difficile de convaincre un employeur. Douze centres de validation des compétences existent actuellement à Bruxelles. Il est possible d'y valoriser une vingtaine de métiers.

Coiffeuse, mécanicien auto, employée de bureau

"Nous vérifions si les candidats sont capables de faire l'entretien d'une voiture, changer un pneu, serrer les boulons, pas trop peu, pas trop fort".  A Anderlecht, dans l'atelier de mécanique automobile de Bruxelles-Formation, les candidats à la reconnaissance de compétences sont soumis à des tests pratiques. Ils sont évalués par un jury de professionnels. A l'issue du test, pas de diplôme mais mais un certificat! Et selon Mohamed Chekkaf, membre de ce jury, ce document peut faire toute la différence : "un employeur sait que la personne a été évaluée par des professionnels du secteur. Cela rassure!"

Une aubaine pour la responsable du salon de coiffure

A 30 ans, Odete avait déjà une expérience en coiffure, acquise en Espagne. Une expérience qu'elle a pu valorisé. Coupe homme, permanente, coloration, Odete a réussi l'épreuve devant un jury. Depuis un mois, elle travaille dans un salon de coiffure du centre de Bruxelles. Pour la responsable du salon, c'est une aubaine : "les coiffeurs sont des denrées rares et les compétences d'Odette avaient été validées par le jury, c'est "un plus" indéniable". 

La formule connait un succès croissant ces dernières années

La validation des compétences existe depuis 15 ans à Bruxelles mais son succès s'est renforcé depuis quelques années. 2170 titres de compétences ont été délivrés en 2018 contre 712 en 2014. Les bénéficiaires sont des chercheurs d'emploi peu ou pas diplômés. Nonante pour cent n'ont pas dépassé l'enseignement secondaire ou bien ils ont un diplôme qui n'est pas reconnu en Belgique. Olivia P'tito est la présidente de la coordination bruxelloise pour la validation des compétences. "Quarante-trois pour cent des personnes inscrites chez Actiris, le sont sur base de diplômes étrangers non reconnus, il y a là un potentiel énorme de talents dont a besoin l'économie bruxelloise". La réussite de l'épreuve devant jury est sanctionnée par un titre qui peut ensuite permettre de s'inscrire à une formation, voire reprendre des études ou trouver un travail.

A l'avenir, les d'autres compétences professionnelles, acquises sur le terrain, devraient pourvoir être valorisées.  Il 'agit notamment de poseur de fermetures menuisées, agent d'accueil, jardinier, ouvrier polyvalent.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK