Pas de baisse des prix de l'immobilier en Brabant wallon, pas de crise non plus après le confinement

Pas de baisse des prix de l'immobilier en Brabant wallon, pas de crise non plus après le confinement
Pas de baisse des prix de l'immobilier en Brabant wallon, pas de crise non plus après le confinement - © Archive Benoît Doppagne - Belga

Comme d’autres secteurs, l’immobilier a souffert durant le confinement engendré par la crise du coronavirus. Impossible aujourd’hui de chiffrer les pertes. Mais la catastrophe redoutée n’est pas au rendez-vous. C’est le constat dressé en Brabant wallon.

En attendant pour relancer les ventes, l’Union professionnelle du secteur immobilier réclame une réduction de la TVA de 21 à 6% pour une partie de la valeur d’achat. Ce qui pourrait permettre jusqu’à 9000 euros d’économie sur l’acquisition d’un bien.

Un mois de mai très encourageant

On le sait, la Jeune province est très prisée par les acquéreurs. Si les craintes étaient nombreuses, les professionnels n’ont pas constaté pour le moment de baisse des prix de l’immobilier en Brabant wallon. Le ressenti des notaires et des agents immobiliers sur le terrain peut paraître surprenant. Il est réel.

L’année 2019 avait enregistré une hausse record des activités immobilières, plus 14%, dans la province. Depuis la reprise le 11 mai, les ventes sont nombreuses et les prix sont stables, voire légèrement en hausse dans certaines communes prisées. Le secteur respire donc.

"Il y a un effet de reprise. En termes d’activité, on constate des demandes de rendez-vous, des sollicitations dans le cadre de compromis et de vente. Le marché a l’air de reprendre. En ce qui concerne l’impact sur les prix, nous avons vraiment l’impression que les prix se maintiennent dans la province", explique Emmanuel Estienne. Il est notaire à Genappe ainsi que président de la Commission immobilière du Brabant wallon.

Et celui qui est également membre de la commission communication du Conseil francophone nous donne un exemple concret. "Nous venons de faire l’expérience d’un immeuble en vente en ligne", détaille maître Estienne. "Il y avait un engouement vraiment extraordinaire. À croire que les acquéreurs étaient sur les starting-blocks, prêts à redémarrer un peu comme pour aller au restaurant".

"J’ai vendu 5 maisons en un mois"

Le téléphone n’arrête pas de sonner dans cette agence qui a pignon sur rue à Beauvechain. "J’ai vendu 5 maisons depuis la reprise. Celle-ci est très encourageante. Si on avait quelques craintes, elles se sont envolées", explique Aurélie Lorge agent immobilier. "On constate que les prix n’ont pas baissé. Les acheteurs privilégient en ce moment les villas quatre façades avec jardin et les maisons où il n’y a pas de travaux à réaliser".

Confirmation d’un autre notaire installé à Grez-Doiceau. "Il faut reconnaitre que le marché a repris sur les chapeaux de roues. Les inquiétudes sont levées", explique Benoît Colmant. "Tous les signaux sont au vert et je ne pense pas qu’il y aura une crise immobilière en Brabant wallon. Il faut rester prudent et attendre des chiffres mais la tendance est bien là."

"J’ai plus de craintes pour le secteur des surfaces commerciales. On sait qu’il y en a beaucoup dans le Brabant wallon. Là, je pense que ce secteur risque d’être très impacté. Les commerces et indépendants ont énormément souffert de cette crise et il leur faudra plus de temps pour se relever et investir à nouveau", détaille Benoît Colmant.

Mais les notaires sont encore loin de tirer des conclusions. Non, il n’y a pas de catastrophe. Mais le Brabant wallon a ses spécificités, et ne représente pas l’immobilier au niveau belge. "Il faudra attendre les premiers chiffres qui devraient sortir en juillet, sur le nombre de ventes et une éventuelle baisse ou stabilité des prix. Pour le moment, c’est la stabilité qui prédomine", conclut Emmanuel Estienne.

 

Immobilier: le virus change la demande (JT du 24/05/2020)

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