Parc Léopold: le collectif émet des réserves pour le dépouillement

Parc Léopold: le collectif émet des craintes pour l'organisation du dépouillement.
Parc Léopold: le collectif émet des craintes pour l'organisation du dépouillement. - © bia-bouquet.com

Tous les Namurois de plus de 16 ans sont invités à donner leur avis le 8 février prochain lors de la consultation populaire concernant l’avenir du parc Léopold. Mais le collectif de sauvegarde du parc Léopold est inquiet car il redoute que les agents communaux puissent subir des pressions lors du dépouillement des bulletins de vote.

Le collectif se bat actuellement pour inciter tous les Namurois de plus de 16 ans à voter trois fois "NON" lors de la consultation populaire du 8 février prochain.

Mais toutefois, le collectif reste inquiet car une partie des assesseurs qui vont dépouiller les bulletins de vote seront des membres du personnel de la ville de Namur, comme l’assure Marcel Guillaume, porte-parole du collectif pour la sauvegarde du parc Léopold:

"La ville a annoncé que le dépouillement serait confié à des agents communaux. Ça nous inquiète un peu, même si l’intégrité du personnel communal n’est pas remise en cause. Ça pose question et on aimerait avoir une explication là-dessus car des directives ou des manœuvres pas correctes peuvent être mises en place."

De son côté, les autorités communales se disent étonnées car "Toute l'impartialité est assurée" déclarent-elles.

Anne Barzin, échevine en charge des Compétences mayorales déclare que "la ville a fait appel à 50% de citoyens namurois et à 50% de fonctionnaires communaux. Nous avons permis aux groupes politiques représentés au sein du conseil communal de pouvoir envoyer un témoin."

Le collège communal décidera vendredi si oui ou non le collectif pourra assister comme observateur. Mais Anne Barzin donne déjà une autre piste: "Il y a déjà même pour eux des possibilités d’être désignés par certains partis."

Un collectif qui n'est pas fondamentalement opposé au projet immobilier

Dans ses propositions, le collectif ne se dit pas fondamentalement opposé à la construction d'un centre commercial et propose une solution alternative qui permettra la sauvegarde du parc Léopold en proposant un nouvel ensemble de magasins de 15 000 m², une liaison piétonne avec Bomel (par exemple une passerelle ou l'élargissement des trottoirs du pont qui enjambe le chemin de fer) et un parc Léopold complètement rénové, qui serait une liaison naturelle idéale entre le nouveau complexe commercial et la rue de Fer.

En d'autres termes, le collectif militite donc pour une superficie amoindrie du futur centre commercial qui permettrait la préservation du parc Léopold.

Nicolas Franchomme, Monika Wachter

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