Parc Léopold à Namur: recours du PS à propos de la consultation populaire

Consultation populaire en vue pour la sauvegarde du Parc Léopold, mais sur quelle base juridique?
Consultation populaire en vue pour la sauvegarde du Parc Léopold, mais sur quelle base juridique? - © Belga Image

L'opposition socialiste à Namur ne désarme pas face à la majorité dans le dossier du Parc Léopold. Elle en appelle à présent au ministre des Pouvoirs locaux, Paul Furlan (PS). Elle estime que la ville n'a pas respecté la procédure prévue par le code de la démocratie locale pour l'organisation de la consultation populaire et pour la rédaction des questions qui seront posées aux Namurois.

Depuis des mois, un collectif de citoyens se bat pour la sauvegarde du Parc Léopold situé près de la gare de Namur, un parc voué à disparaître pour laisser la place à un centre commercial. Le collectif a récolté plus de 13 000 signatures pour demander l'organisation d'une consultation populaire.

Après avoir avoir laissé planer un doute sur ses intentions concernant cette consultation, la ville a finalement repris l'idée à son compte à la surprise générale, sans doute pour éviter que le débat lui échappe : elle annonçait fin août son intention de consulter les Namurois dans les prochains mois. Or les trois questions qui devaient être posées ont suscité bon nombre de critiques. Le Collège les a donc reformulées avant de les soumettre au Conseil communal le 11 septembre dernier.

Entorses au code de la démocratie locale?

Aujourd'hui, l'opposition socialiste monte au créneau. Elle estime que la majorité CDH-MR-Ecolo n'a pas respecté la procédure prévue par le code de la démocratie locale pour l'organisation de la consultation et pour la rédaction des questions. Les élus PS estiment par exemple que les conseillers communaux n'ont pas eu le temps de se pencher sérieusement sur le dossier avant le vote du Conseil, puisque les questions de la consultation populaire leur ont seulement été communiquées en cours de réunion le 11 septembre. La base juridique de la consultation s'en trouverait fragilisée. "Si la procédure sur le plan juridique est effectivement illégale et que la consultation a été organisée, explique le conseiller communal Antoine Piret, on risque de devoir en organiser une autre, ce qui représente un coût de près de 200 000 euros. Ce serait une dépense supplémentaire pour la ville".

Le PS a donc introduit un recours auprès du ministre Paul Furlan pour qu'il rappelle à la ville le prescrit du code de la démocratie locale.

Hugues Van Peel

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