Ouvrier enseveli à Rochefort: suspension simple du prononcé pour le patron

Le palais de justice de Dinant.
Le palais de justice de Dinant. - © JULIEN WARNAND - IMAGEGLOBE

Le patron d'une société rochefortoise spécialisée dans la démolition et le terrassement a bénéficié mercredi de la suspension simple du prononcé devant le tribunal correctionnel de Dinant. Il était poursuivi, avec le chef et deux conducteurs de chantier, pour coups et blessures par défaut de prévoyance.

Un ouvrier qui travaillait depuis sept mois pour le compte de sa société avait été enseveli jusqu'au cou alors qu'il se trouvait dans une tranchée, sur le chantier de construction de l'actuel Lidl, le 5 octobre 2011 à Rochefort. Il a souffert d'importantes blessures aux hanches, aux côtes et de trois fractures au visage et a été en incapacité de travail durant un an.

L'ouvrier blessé ne pouvait pas descendre dans cette tranchée sans la pose d'une cage de blindage, prévue par un plan de sécurité générale qui avait été réalisé. L'administrateur délégué de cette société avait bel et bien commandé la cage de blindage mais ne l'avait pas dit à ses ouvriers. Celle-ci est d'ailleurs arrivée sur le chantier quelques minutes après l'accident.

Lors de la précédente audience, après l'audition de plusieurs témoins, les avocats des différents prévenus avaient chacun plaidé l'acquittement. Ils estimaient qu'il y avait eu un gros problème de communication mais "qu'aucune faute pénale n'avait été commise". Le chef et les deux conducteurs de chantier, qui ignoraient qu'un plan de sécurité générale avait été réalisé, ont été acquittés.

Belga