Ourthe et Amblève renforcent la lutte anti-banditisme

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En région liégeoise, la zone de police de l'Ourthe et de l'Ambleve va s'équiper d'une caméra thermique. Ce type d'outil est en général utilisé par les soldats des pelotons d'interventions mais rarement par les forces de l'ordre au niveau local.

Alors, à quoi va servir cette caméra thermique du côté de Liège ?

Les appareils de vision thermique relèvent plutôt de la panoplie paramilitaire. Depuis quelques années, il s'en trouve, quand même, dans les communes wallonnes, mais principalement dans les casernes des pompiers, pour repérer les personnes prisonnières des flammes. Il est très rare d'en doter les services de polices locales. Mais voilà, la très grande banlieue liégeoise est suffisamment urbaine pour attirer les convoitises de bandes organisées, et suffisamment rurale pour leur permettre de se cacher dans les bois, dans les fourrés, dans les bosquets, derrière les haies. Avec l'infra-rouge, les agents espèrent débusquer les bandits, ou du moins, se protéger, lors d'interventions délicates, dans l'obscurité.

Ce n'est d'ailleurs pas l'unique avancée technologique préconisée par le chef de zone. Il a récemment invité les commerçants à connecter leur système de vidéosurveillance au commissariat, de façon à ce que les policiers, par une liaison sans fil, avec code d'accès, puissent, à certaines heures, en prendre le contrôle. Pour vaincre les réticences, il a précisé que ce dispositif ne peut en aucun cas servir à identifier, par exemple, du personnel non déclaré. Ces propos ont été tenu en présence de la procureur du roi, qui n'a ni démenti ni réagi. La main d'oeuvre en noir, c'est pourtant un délit. Mais visiblement, malgré tous les perfectionnements des instruments d'optique, pour voir, il faut vouloir regarder.

 

M. Grétry