Oupeye : toutes les alliances sont possibles

A Oupeye, le bourgmestre socialiste Mauro Lenzini termine sa première mandature et compte bien rempiler pour une deuxième.
A Oupeye, le bourgmestre socialiste Mauro Lenzini termine sa première mandature et compte bien rempiler pour une deuxième. - © oupeye.be

Le PS veut continuer à gérer, le cdH est déforcé et le MR monte à l'assaut. On se déchire, mais il faudra bien s'entendre pour gérer la perte des revenus de Chertal.

A Oupeye, le bourgmestre socialiste Mauro Lenzini termine sa première mandature et compte bien rempiler pour une deuxième. Comme député wallon, il dispose d'une notoriété qui pourrait lui permettre de remporter le pari. Sa première échevine, la cdH Arlette Liben-Deckers se présente elle aussi comme candidate-bourgmestre. Ce qui fait dire aux libéraux que la majorité PS-cdH part à la bataille déchirée. D'autant plus déchirée que le MR de Gérard Rouffart a recueilli sur sa liste deux conseillers déçus du cdH : Jean-Paul Pâques et Serge Scalais. Ce qui rend difficilement concevable une coalition des bleus et des oranges. Le cdH avait déjà été déforcé par la retraite de Guy Goessens et le décès de l'échevin Antoine Nivard. La présence d'anciens centristes dans les rangs du MR augure d'un rééquilibrage entre les deux partis. Alors, repartir avec les mêmes ? Le cdH ne l'exclut pas. Si elle devenait bourgmestre, Arlette Liben-Deckers accepterait bien de prendre le socialiste Mauro Lenzini comme premier échevin. Le bourgmestre-candidat Lenzini explique, lui, que même s'il réunit une majorité absolue pour sa propre liste, le PS ne gouvernera pas seul. Mouiller un autre parti dans la gestion de la commune est une stratégie plus efficace que de nourrir contre soi une opposition de tous les autres. En réalité, presque toutes les alliances sont possibles à Oupeye après les élections. Et ce n'est pas inhabituel pour cette commune qui depuis 1994 a changé de coalition à chaque scrutin. La majorité qui sortira des urnes sera obligée d'accorder toute son attention aux finances : l'arrêt de l'usine de Chertal représente une perte de 20% du budget communal.

François Braibant

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