On vous explique les modifications de la E40 pour entrer dans Bruxelles

La fin de l’autoroute E40 sera réduite en vitesse et en nombre de bandes disponibles à l’entrée de Bruxelles à partir de lundi, a confirmé le cabinet du ministre bruxellois de la Mobilité, Pascal Smet (sp.a).

Le projet connu depuis quelque temps, entre dans sa réalisation finale. Le gouvernement bruxellois a décidé de transformer les portions de l’A12 (Anvers-Bruxelles) et de l’E40 (Liège-Bruxelles) qui se trouvent sur son territoire en « boulevards urbains ».

Le Boulevard urbain de la E40 commencera dès le pont des communautés à Woluwe-Saint-Lambert. Il s’agit d’un dispositif définitif puisqu’on ne va plus parler d’autoroute à cet endroit mais bien de boulevard urbain. La vitesse y sera désormais limitée à 50 km/h.

Selon le porte-parole du ministre, cette réduction de bandes devrait permettre de mieux « sélectionner » le trafic qui jusque-là « zigzaguait » sur les bandes de circulation. Cette réduction doit permettre de ramener le trafic sur une seule bande de circulation pour chacun des trois tunnels du complexe Reyers.

Le projet avait été mis attente en raison de plusieurs chantiers en cours à Bruxelles, dont celui de tunnel Reyers, qui compliquait déjà pas mal le quotidien des navetteurs se rendant dans la capitale. Mais bonne nouvelle : selon nos informations, le tunnel Reyers-Montgomery sera rouvert au trafic dès ce vendredi soir à 20h. Les travaux sont terminés plus tôt que prévu puisque le tunnel devait seulement rouvrir fin mai.

 

Pascal Smet, le ministre bruxellois de la Mobilité, assume cette décision de laisser moins de places aux voitures. « Dans la pratique de la mobilité, il y a une règle très simple : plus on laisse de place aux voitures, plus on va en avoir. A contrario, plus (et plus vite) on fait de la place aux cyclistes et aux piétons, plus vite on améliorera la qualité de l’air et de vie des Bruxellois. Il est nécessaire de prendre cette mesure, de transformer les autoroutes qui entrent dans notre ville et en faire des boulevards urbains. A ce niveau-là, on s’inscrit dans un mouvement qui se passe déjà dans d’autres villes européennes. On n’a pas le choix : on doit opter pour la qualité de vie des Bruxellois et des navetteurs. »

L’objectif déclaré est d’améliorer la qualité de vie et de l’air des riverains de Schaerbeek, Evere et Woluwe-Saint-Lambert, les trois communes essentiellement impactées par l’afflux quotidien de véhicules.

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