On profite du chômage de la Meuse pour recenser les poissons

Parmi les espèces classiques que l’on retrouve dans la Meuse, il y a les carpes (illustration).
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Parmi les espèces classiques que l’on retrouve dans la Meuse, il y a les carpes (illustration). - © Flickr – dan taylor

Le niveau de la Meuse est particulièrement bas en ce moment, entre la capitale wallonne et la frontière française. Logique puisque l’on a abaissé le niveau de l’eau afin de réparer et entretenir les berges qui longent le fleuve. Mais on profite aussi de l’opération pour faire le recensement de la faune aquatique.

Ce recensement s'opère au même endroit à chaque chômage de la Meuse et ce, depuis 1953. Nous nous sommes rendus près de Falmignoul, entre Dinant et Waulsort.

A cet endroit, un petit bras de Meuse s'enfonce dans les prairies. C'est une frayère, là où les poissons se reproduisent. L'endroit idéal pour un recensement des espèces. "On a ici tous les poissons classiques, déclare Alain Vandersteen (du département Nature et Forêts de la Région wallonne). Les carpes, les brèmes, les rotengles… On a eu un grand silure d’1m30 ce matin."

Une vingtaine d'agents sont à pied d'œuvre, car la baisse du niveau du fleuve piège les poissons dans la frayère. Il n'y a plus qu'à les ramasser à l'épuisette et les trier à la main, sur une grande table trouée. "On se met à plusieurs autour de la table. Chaque trou correspond à une race de poisson. Moi, je prends tous les vairons, les épinoches… On les met dans le seau ici en-dessous puis on les compte." Chaque espèce est donc comptée, pesée et mesurée.

Pour la petite histoire, les résultats de l'opération devraient confirmer la tendance de ces dernières années. Où l'on constatait une diminution du nombre de Gardons au profit de certaines espèces de poissons, comme l'aspe, venus de l'est de l'Europe.

Serge Otthiers

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