Oestrogènes et autres perturbateurs endocriniens... les eaux de la Senne sont trop polluées

Des chercheurs de la VUB et de l'ULB ont en effet observé des traces d'œstrogènes (des hormones contraceptives artificielles), ainsi que d'autres perturbateurs endocriniens en trop forte concentration, à hauteur de Vilvorde, à la sortie de Bruxelles.

Le problème est largement connu. Il s'explique par le fait que cette toute petite rivière traverse une grande ville.

"Evidemment, si vous prenez par exemple la Meuse ou la Seine, à Paris, vous avez de milliers et des milliers de m³ d'eau par heure qui passent à travers ces villes-là. Ce n'est pas en rajoutant l'eau qui provient de l'épuration de nos égouts que cela pose problème. Les concentrations y étant beaucoup plus diluées, explique Benoit Willocx, de Bruxelles Environnement. Le problème à Bruxelles, c'est que la moitié de l'eau de la Senne, c'est de l'eau épurée qui sort de l'activité humaine."

Les autorités bruxelloises sont conscientes du problème. D'ailleurs, dans le cadre des travaux réalisés sur l'une des deux stations d'épuration de la Ville, un nouveau système est en train d'être installé. Un système d'ultrafiltration par membrane. Une partie des substances nocives pourraient ainsi être éliminées.

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