Numerus clausus: les étudiants namurois favorables à un examen avant la 1ère

Les étudiants en médecine veulent à tout prix éviter d’avoir suivi une année d’études pour rien… (illustration)
Les étudiants en médecine veulent à tout prix éviter d’avoir suivi une année d’études pour rien… (illustration) - © RTBF

Limiter le nombre d’étudiants dans les auditoires de médecine l’an prochain… La décision est prise mais à quel moment instaurer le numerus clausus ? La question suscite le débat, notamment à Namur. Actuellement, deux options ont été relevées: soit limiter le nombre d’étudiants en début de première année, soit en fin de première année.

Un concours à la fin de la première année de médecine permettrait aux universités de garder une grosse cohorte d'étudiants en premier bac (la première année en médecine a généralement beaucoup de succès).. "Il y aura un premier tri qui va se faire en janvier sur base d’une moyenne pondérée, en-dessous de laquelle l’étudiant ne pourra pas continuer. On va donc un peu dégraisser au deuxième quadrimestre mais on gardera une grosse première année", explique Bernard Masereel (doyen de la faculté de Médecine de Namur). La vraie sélection interviendrait en fin de première, avec l'organisation d'un concours.

Selon les clés actuelles de la négociation, l'université de Namur ne garderait qu'une centaine d'étudiants en deuxième bac, les cent premiers classés. Tous les autres devraient se réorienter vers d'autres études, même s'ils ont réussi leurs examens.

Pour Pierre Lepers (président de l'Assemblée générale des étudiants de Namur), ce n'est pas acceptable : "Les étudiants de Namur ne veulent pas se retrouver en fin de première année et avoir travaillé-étudié-financé une année pour rien. Sans compter les problèmes de démotivation qui vont de pair."

L'Assemblée générale des étudiants est plutôt favorable à un examen à l'entrée de la première année, mais accompagné d'une année préparatoire. "Cette année propédeutique permettrait aux étudiants de se mettre à niveau, explique Pierre Lepers. Idéalement, il faudrait que les cours et les crédits de cette année préparatoire soient valorisables dans d'autres filières d'étude que la médecine."

Un filtre à l'entrée, c'est une position qui se rapproche de celle publiée cette semaine par douze anciens doyens de faculté de médecine, dont deux Namurois : Bruno Flamion et Michel Hérin. Dans une lettre ouverte au ministre Marcourt, ils réclament un filtre à l'entrée des études, mais sous la forme d'un concours.

François Louis

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