Nuisances sonores à Marche: menaces de sabotage

Les F-16 de la force aérienne belge, comme celui-ci, dérangent des habiantants de Marche-en-Famenne
Les F-16 de la force aérienne belge, comme celui-ci, dérangent des habiantants de Marche-en-Famenne - © JOHN THYS - Belga

Dans une lettre envoyée le 9 juillet au ministre de la Défense, Pieter De Crem, des habitants de la région de Marche-en-Famenne, de Wellin et de Rochefort mettent en garde. Ils ne peuvent plus vivre avec le bruit continu des vols d’avions, venant de la base militaire toute proche.

Organisés en collectif, ces habitants, qui souhaitent manifestement rester anonymes, demandent au ministre "de faire en sorte que les vols s’effectuent à un plafond de vol inaudible du sol et cela jour et nuit".

Selon eux, il y a deux ans, ces vols s’arrêtaient entre minuit et 6 heures du matin. "Maintenant, ils se poursuivent toute la journée et toute la nuit réveillant la population à plus de minuit, quatre heures du matin, etc. Cela est insupportable."

"Comment faut-il faire pour qu’on nous entende ?"

Les habitants en colère ne se laissent donc pas faire, et ils n'ont d'ailleurs pas attendu la réactions des autorités pour mener des actions de protestation.

Dans le bref document envoyé au ministre Pieter De Crem, ils disent être déterminés à "persévérer dans (leurs) actions de sabotage de constructions publiques et édifices, dont récemment la prison de Marche."

Ce qui laisse sous-entendre que des actes ont déjà été commis; on pense à la tentative de  sabotage de la prison de Marche, fin juin: des engins explosifs artisanaux avaient été retrouvés sur le chantier de la prison... "Comme la négociation à l'amiable ne fonctionne pas, nous prenons d'autres mesures", expliquent-ils.

Et continueront à le faire, disent-ils, sauf si leur requête est entendue dans les 15 jours.

Une affaire prise au sérieux

Le bourgmestre de Wellin, Robert Dermience (MR) s'étonne: "Je n'ai jamais rien reçu", nous dit-il. Quant à son homologue rochefortois, François Bellot (MR), il parle de nuisance relativement limitée: "Objectivement, je n'ai personne qui m'a téléphoné pour se plaindre."

L'affaire est cependant prise très au sérieux par les autorités communales, mais également par le parquet de Marche-en-Famenne. La procureure du Roi confie que toutes les pistes restent encore ouvertes.

RTBF

 

 

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