Nouvelle usine Prayon, à Engis

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La société Prayon, à Engis (entre Liège et Huy), a inauguré ce jeudi matin une nouvelle unité de production d'acide sulfurique. L'investissement sélève à 50 millions d'euros. C'est donc une bonne nouvelle économique.

Mais c'est surtout une bonne nouvelle écologique. Car grâce à la cogénération, Prayon va réduire de moitié ses émissions de gaz à effet de serre. 

La nouvelle usine de Prayon, à Engis, fabriquera de l'acide sulfurique à partir des déchets de souffre de l'industrie pétrolière. La production atteindra 1000 tonnes par jour, qui seront utilisés sur place pour fabriquer les phosphates commercialisés par Prayon. 

Souffre, pétrole, acide sulfurique, phosphate, tout cela peut sembler bien peu écologique. L'investissement de 50 millions d'euros va pourtant permettre à Prayon de réduire de 43 % ses émissions de CO2, grâce à la cogénération. Cela signifie que la chaleur dégagée par le processus de production sera récupérée et transformée en électricité ou en vapeur. Marc Damoisaux, directeur de Prayon : "Nous pouvons ainsi chauffer notre bloc social, récupérer de l'eau chaude pour chauffer des ateliers , on peut dire que 70% de notre électricité provient de l'électricité fournie par ce nouveau site de production.."

Sur le plan économique, l'investissement crée quinze nouveaux postes de travail, ce qui peut paraître peu de chose. Mais il conforte l'ancrage de Prayon à Engis, avec ses quelque 750 emplois.

 

F. Louis

 

 

 

 

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