Nouvel accident mortel sur le circuit de Mettet

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En un mois, deux accidents mortels ont eu lieu sur le circuit permanent de Mettet. Le circuit avait été inauguré en mars dernier. Samedi, un pilote de 37 ans est sorti de la route et a percuté un mur de pneus.

On ne connaît pas encore la cause du drame. Mais à quelques jours du super biker qui de disputera ce week end, on peut se poser des questions sur la sécurité du circuit permanent. Philippe Dujardin est le directeur du circuit de Mettet : "Que l'on soit responsable ou pas, cela interpelle. Il y a toujours moyen de faire mieux, mais attendons d'avoir tous les éléments, pour justement aller plus loin et si il y a lieu de faire des choses, on les ferra évidemment ". Le discours de l'asbl qui avait loué le circuit, pour la journée de samedi, est très clair : il n y a pas de manque en matière de sécurité.

Un certain laxisme

Pourtant, certains motards expérimentés parlent de laxisme, comme Jean-Paul Broos, pilote de Velaine sur Sambre : "Je n'irai jamais rouler à moto sur le circuit, bien trop dangereux. Je pense qu'il est très bien conçu pour les voitures, j'y vais d'ailleurs avec mon fils, mais pour les motos, la ligne droite est super dangereuse. Vous arrivez à près de 220 Km/h, la moindre erreur, ça ne pardonne pas ! ".

Pas assez de contrôles stricts

Un autre motard chevronné de 45 ans ne pense pas, lui, que le circuit est dangereux, il parle de manque de contrôles stricts : "En Italie, le personnel de sécurité est beaucoup plus nombreux et les contrôles plus stricts. Ici on laisse un peu rouler n'importe qui. Moi j'ai eu de la chance il y a quelques temps, je me suis fait percuter sur le circuit de Mettet par un "amateur", j'ai souffert d'une commotion cérébrale. Je pense que c'est surtout ça le danger de Mettet. Le prix d'entrée est moitié prix par rapport à Francorchamps et donc forcément, cela attire plus de pilotes moins chevronnés qui veulent parfois battre le record du tour et c'est là que c'est dangereux ! ".

"Ce n'était pas un Fangio"

La conduite du motard décédé samedi, n'est pas ici, remise en cause. Il était tout le contraire d'un Fangio. Il avait d'ailleurs suivi des cours de sécurité routière : "C'était un garçon vraiment très posé qui veillait beaucoup à la sécurité. Quand il roulait, il était très fair-play avec les autres et puis jamais il ne voulait dépasser ses limites, toujours pour apprendre, toujours pour rouler proprement".

En un mois donc, deux accidents ont eu lieu sur le circuit permanent, à deux endroits différents. Pour le premier, on a conclu à un incident technique suivi d'une erreur de pilotage. Pour le deuxième, on ne sait pas encore. Samedi après-midi, au bout de la longue ligne droite, le pilote de 37 ans, approchait probablement des 200 km/h, quand l'accident s'est produit. Pour des raisons qu'on ne s'explique pas encore, il a percuté un mur de pneus et est décédé sur le coup.

 

Colette Jaspers avec Monika Wachter

 

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