Nouvel accident mortel sur la N25: la question de la cohabitation avec les tracteurs est relancée

La solution consiste-t-elle à interdire purement et simplement les tracteurs sur la N25 ?
La solution consiste-t-elle à interdire purement et simplement les tracteurs sur la N25 ? - © RTBF

Une voiture a percuté un tracteur jeudi, peu avant midi, près de Genappe. Le véhicule agricole s'est couché en travers de la route. Le conducteur, un agriculteur originaire de Courcelles, a dû être désincarcéré, mais il est décédé sur place.

Un nouvel accident mortel qui est loin d'être le premier

En octobre 2017 déjà, même scénario : une voiture percute un engin agricole. Bilan : un mort. En avril dernier, un autre accident a eu lieu, sans décès mais avec un blessé grave.

A chaque fois, pointée du doigt, la différence de vitesse entre les véhicules agricoles - lents - et les voitures, dont la vitesse est limitée à 120 km/h, mais que certains dépassent allègrement par endroits. Parfois près de 100 km par heure de différence.

Interdire les tracteurs sur la N25 ?

L'une des solutions mise sur la table par le ministre est d'interdire purement et simplement la circulation des véhicules agricoles sur la N25. Une annonce non concertée qui avait alors fait bondir le monde agricole, qui avait mené une action (distribution de pommes de terre) pour sensibiliser et rallier les automobilistes à leur cause.

Les agriculteurs sont soutenus par les bourgmestres des communes concernées qui craignent de voir le trafic de ces convois agricoles déviés sur les petites voiries communes. En somme que l'on reporte l'insécurité dans les petits villages. Pour eux non plus, l'interdiction pure et simple, ce n'est pas LA solution.

Ces débats-là ont eu lieu en avril dernier...

Depuis, on en est où ?

On peut dire que le dossier fait du surplace. On va d'étude en étude, de rapport en rapport. Il n'y a plus vraiment eu d'avancée concrète sur le sujet depuis.

Autre piste sur la table, rappelle le quotidien L'Avenir ce matin : ce serait de réduire l'écart de vitesse en tracteurs et voitures, en limitant la vitesse autorisée à 90 km/h. Autre option envisagée : obliger les tracteurs à emprunter la bande d'arrêt d'urgence.

Une chose est sûre : avec ce nouvel accident mortel, on peut dire que le débat est relancé ! Selon des chiffres donnés par le cabinet Di Antonio il y a quelques mois, 36.000 véhicules passent par la N25 chaque jour.

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