Nouveaux témoignages dans l'affaire du dépeceur de Mons

Ici, au Chemin de l'Inquiétude, les enquêteurs avaient retrouvé un sac comportant les restes d'un corps.
Ici, au Chemin de l'Inquiétude, les enquêteurs avaient retrouvé un sac comportant les restes d'un corps. - © Belga

Entre 1996 et 1997, le dépeceur a fait cinq victimes, dont les corps ont été découpés et éparpillés. L’affaire n’a jusqu’ici jamais été résolue. La rediffusion de l'émission "Devoirs d'enquête" consacrée au serial killer montois semble pourtant avoir réveillé les mémoires. Les témoignages affluent, de quoi peut-être aider les enquêteurs à boucler le dossier.

Les enquêteurs de la cellule "Corpus" s'en étonnent encore. Chaque fois que le dossier du dépeceur de Mons est évoqué dans les médias, des témoins se manifestent. Une demi-douzaine d'appels sont arrivés à la Police judiciaire fédérale depuis quelques semaines.

Chaque témoignage fait l'objet d'un procès verbal. Le chef d'enquête  s'attend encore à d'autres réactions. "En effet, les appels s'étalent parfois sur plusieurs mois" nous dit-il. Ils proviennent de personnes ayant vécus à Mons à l'époque de faits. ''Ce ne sont pas des dénonciations mais des pistes dont certaines méritent d'être approfondies.''

Dans les années 90, le serial killer montois a fait cinq victimes identifiées, dont les corps découpés en plusieurs parties ont été retrouvés dans des sacs poubelle, jetés à divers endroits de la ville.

Il s'agissait de femmes marginales, esseulées, dépressives qui  fréquentaient le milieu interlope de la gare de Mons.

Même si le dossier est en veilleuse, les enquêteurs n'ont jamais baissé les bras et ne désespèrent pas de mettre un jour un nom sur le psychopathe qui a sévi à Mons en 1996 et 1997.

 

Ghislaine Bonaventure, Xavier Van Oppens

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