Nouveau rebondissement dans le feuilleton du château de Noisy

Le château de Noisy.
Le château de Noisy. - © Wikimédia Commons

Les travaux sont à l'arrêt depuis le début du mois de novembre. Un avocat liégeois vient d'introduire un recours pour demander au Conseil d’État la suspension des travaux. Un avocat qui parle d'illégalité.

Pour l’avocat Alain Lebrun, la commune de Houyet qui a délivré le permis de démolition en 2015 aurait tout simplement oublié quelques détails. A commencer par l'absence d'enquête publique alors que le site dit il est classé. "Ce n’est pas compréhensible. Même l’objet de la demande de démolition n’est pas clair, estime cet avocat spécialisé en droit de l’urbanisme et de l’environnement. De toute façon, ces travaux ne peuvent pas recommencer parce qu’actuellement, les chauve-souris hibernent dans le château. Et les zones d’hibernation des petits mammifères sont protégées. Il est donc interdit de les perturber."

Qu'en pense la commune de Houyet ?

C'est elle qui a délivré le permis. L'a-t-elle fait trop vite et sans prendre en compte toutes ces données ?

Yvan Petit, le bourgmestre, a pris connaissance des critiques et remarques. Le permis a été délivré sur base de l'avis du fonctionnaire délégué, dit-il. Il attend d'abord de voir si le recours est recevable et analysera la suite à y donner.

Quant à l'enquête publique, Yvan Petit se retourne vers le propriétaire. "On est quand même toujours dans le cadre d’une propriété privée. Et n’oublions pas qu’un propriétaire est également responsable de l’environnement immédiat qui borde son bien (ici, 50 mètres), où d’habitude une enquête publique est rédigée. En ce qui concerne les chauve-souris, il est clair que la démolition doit pouvoir tenir compte de cet élément-là. Et j’imagine que les entrepreneurs le font."

En somme, on retrouve d'un côté le Comte et l'entreprise de démolition de l'autre, et une commune au milieu. Une commune qui attend la prise de position du Conseil d’État, annoncée dans les prochains mois.

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