Nouveau mouvement de grogne chez Electrabel

Le personnel de Namur a déjà débrayé, hier jeudi, après l'annonce mercredi par la direction d'Electrabel d'une restructuration sur le site "Marketing & Sales" d'Electrabel à Strépy-Bracquegnies.

A cela s'ajoutent d'autres craintes, entre autres la sous-traitance envisagée du "Printshop" -qui s'occupe de l'impression et de l'envoi des factures pour toute la Wallonie- et l'éclatement géographique envisagé du personnel des services "Recouvrement" de Bruxelles.

"Après énormément de suspensions tactiques, les négociations avec la direction -qui ont duré toute la journée jeudi- n'ont rien donné", regrettent les syndicats.

Les syndicats évoquent les inquiétudes des travailleurs quant aux restructurations régulières. Entre 2009 et 2012, le nombre de travailleurs est passé de 1.600 à 1.250 pour l'ensemble des cinq sites Marketing & Sales (Namur, Bruxelles, Strépy, Anvers et Gand). "Quand est-ce que cela va s'arrêter? ", s'interroge le personnel.

Les syndicats attendent une évolution, "un geste" positif de la direction et suivent de près la situation à Strépy, "où se trouve le nœud du problème".

Le blocage à Gosselies aussi

Ce matin, une bonne cinquantaine de travailleurs sont venus sur le site de l'aéropole de Charleroi. Ils bloquent les accès d'un call-center privé "N-ALLO", créé en 1999 par Electrabel. Ce call center reçoit en première ligne les appels des clients et les redirige vers les centres d’appel en grève. Un piquet empêche toute entrée sur le site. Ils sont plus d'une cinquantaine à être venus tôt ce vendredi matin de Strépy mais aussi de Namur et Bruxelles. Avec pour objectif de mettre la pression sur la direction qu’ils veulent rencontrer sur le site de Strépy. Les travailleurs n'entendent pas mettre un terme à leurs actions d'autant qu'en fin de matinée la direction d'Electrabel faisait savoir qu'aucune réunion n'aurait lieu ce vendredi.

Belga, Hugues Decaluwé

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