Nos parcs d'attractions sont-ils les paradis de la malbouffe ?

La vente de frites et d’hamburgers cartonnent : 15 sachets partent par minute.
La vente de frites et d’hamburgers cartonnent : 15 sachets partent par minute. - © RTBF

La députée Écolo Marianne Saenen le pense. Elle voudrait d'ailleurs obliger les principaux sites touristiques du Sud du pays à inscrire la valeur énergétique directement sur les aliments et que l’on se dirige vers des produits locaux. Un projet de décret qui sera débattu à la rentrée. En attendant, nous nous sommes rendus à Walibi pour voir comment cela se passe réellement sur le terrain.

A Walibi, on connaît bien sûr les montagnes russes mais l'une des attractions qui marche le mieux à pourrait bien vous étonner : "Si les frites ne se vendent pas, la caisse ne suit pas !", déclare cet employé. "On vend presque une tonne de frites par jour, soit 15 sachets par minute."

Frites, hamburgers… voici les vrais stars (culinaires) du parc. Alors : de la malbouffe ? Le porte-parole Dominique Fallon a une autre lecture : "On ne va pas tous les jours dans un parc, en moyenne 1 à 2 fois par an. Dans ce cadre-là, on aime bien se faire des petits plaisirs."

Confirmation dans les allées du parc : si le nombre de calories était inscrit sur les aliments, cela changerait-il quelque chose ? Réponse, unanime et immédiate, des clients interrogés : "Non !"

Pourtant, aujourd'hui, une députée voudrait rendre obligatoire l'inscription de la valeur énergétique des aliments dans les 8 principaux sites touristiques de Wallonie. Comme c'est déjà le cas dans des fast-foods. A Walibi, on ne le fait pas encore mais on n'est pas contre. "C’est quelque chose auquel on n’a jamais pensé, avoue Dominique Fallon. Mais si quelqu’un a – par exemple – des allergies, il peut demander au point de vente la fiche technique de l’aliment, afin de voir si cela répond ou pas à ses problèmes d’allergie. Tout se passe dans la transparence."

Et d'ajouter qu'à Walibi, on trouve aussi des salades et des sandwichs ; et que toute la nourriture est d'origine locale ou, à tout le moins, belge. Bref, le parc a déjà fait des efforts. Reste maintenant à savoir si burger et roller coaster font bon ménage. "Si on se revoit cet après-midi, je vous dirai quoi", lance – avec un large sourire – un client du parc.

Bruno Schmitz

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