Nomacorc anticipe une augmentation de sa production de bouchons synthétiques

Des bouchons synthétiques durables de Nomacorc
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Des bouchons synthétiques durables de Nomacorc - © RTBF

Ce 18 avril débutent à Thimister-Clermont et à Dison les enquêtes publiques relatives à une demande de permis unique déposée par la société Nomacorc. Elle fonctionne sur base d'un permis d'environnement octroyé en 2006 et souhaite sa mise à jour, pour intégrer des aménagements réalisées depuis lors. Elle veut aussi être prête pour une augmentation de production qu'elle espère dans les prochaines années.

Installée à cheval sur Thimister-Clermont et Dison, dans le zoning des Plenesses, Nomacorc fabrique des bouchons synthétiques. Fondée aux Etats-Unis, par un Belge, Nomacorc a installé son siège européen aux Plenesses en 2003. Au départ, elle y réalisait des opérations de finition. La production véritable y a débuté en 2006. 205 personnes sont aujourd'hui employées sur le site. Nomacorc Europe compte aussi 32 autres collaborateurs dans les différents pays où elles a des marchés.

Mettre à jour et anticiper

Pourquoi Nomacorc sollicite-t-elle un nouveau permis unique? François-Xavier Denis, directeur général adjoint et directeur commercial pour l'Europe: "En fait, il y a deux raisons. La première est la mise à jour proprement dite, parce que depuis 2006 il y a pas mal de choses qui ont changé, notamment l'addition de silos de matières premières, l'aménagement de certaines parties du bâtiment, et donc il fallait se remettre à jour. Mais c'est aussi la prévision d'une croissance de production dans les années à venir et on veut évidemment en profiter pour être déjà prêts."

Nomacorc n'a donc pas de projet concret d'augmentation de ses lignes de production dans l'immédiat, mais elle souhaite disposer d'un permis qui autorise une augmentation si elle s'avère nécessaire.

"Aujourd'hui, nous fabriquons environ cinq millions de bouchons par jour", précise François-Xavier Denis, "Nous continuons une progression de nos activités en Europe, certainement en Europe du Sud, en France, en Italie, en Espagne. Nous avons des perspectives sur le futur qui sont bonnes et qui restent intéressantes. Nous lançons de nouveaux produits, notamment à base de biopolymères, qui rencontrent énormément de succès."

Un bouchon durable

Ce bouchon, baptisé "Select Bio", présente plusieurs avantages. "D'abord, il y a l'avantage principal des produits Nomacorc qui évitent les problèmes liés aux bouchons naturels, principalement le goût de bouchon. S'ajoutent deux atouts antages très importants. Les premier est que notre technologie nous permet de moduler ou de faire varier les quantités d'oxygène qui passent à travers les bouchons, et donc d'adapter le bouchage aux différents types de vins, aux différents souhaits des œnologues qui fabriquent le vin. Le deuxième avantage est d'utiliser des matières premières renouvelables, dans ce cas-ci la canne à sucre, qui sert à faire des biopolymères qui remplacent les matières fossiles qu'on a utilisées jusque maintenant."

Et ce bouchon a aussi trouvé preneur à Liège. François-Xavier Denis: "Nous sommes très heureux et très fiers de travailler en collaboration avec les 'Vins de Liège' qui vont faire leurs premières mises en bouteille avec ce produit. C'est une collaboration que nous avons entamée il y a quelques temps, au départ sur la recherche, et maintenant cela abouti à quelque chose de très concret: la mise en bouteille."

La coopérative "Vin de Liège" va en effet procéder dans les prochaines semaines à la mise en bouteille des premiers vins qu'elle proposera au grand public, en utilisant  le nouveau bouchon "Select Bio". Cette opération coïncidera avec l'inauguration du chais que la coopérative a fait construire à Heure-le-Romain, sur la commune d'Oupeye. L'inauguration est prévue le week-end des 23 et 24 mai prochains.

Martial Giot

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