Noir Jaune Blues, et après? Grez-Doiceau: retour aux sources

La place de Grez-Doiceau
La place de Grez-Doiceau - © Tous droits réservés

Le Pisselet, le Piétrebais, la Nethen, le Train... Ces ruisseaux coulent à travers les différents villages de Grez-Doiceau, dans les prés, au fond des jardins. Tout au long de notre immersion, nous les avons suivis dans des paysages gorgés d'eau.

C'est en regardant couler le Train sous nos pieds, que Benoit m'a parlé de son enfance dans les rues de Grez-Doiceau. Benoit a bu la tasse dans ce Train trouble qui coulait au bout de sa rue. "Il n'était pas aussi propre qu'aujourd'hui à l'époque!" A 39 ans, Benoit aime revenir dans le quartier de son enfance. Retour aux sources pour celui qui a quitté la commune pour s'installer plus loin, dans le Brabant Wallon.

Ce qui l'a éloigné du village de son cœur? Une histoire de train de vie... Benoit n'a pas trouvé de logement à portée de sa bourse dans Grez-Doiceau. Rien de dramatique, il a pu accéder à la propriété à vingt-cinq minutes de là. Mais Benoit le vit comme un déracinement. Et cela illustre l'amour qu'il porte à la commune où il a grandi.

Kathy, Alison, Danielle, Daniel, Denis, Jean, Stéphane, Sophie, Guy, Nacer, Bernard, Luc, Claude, Vanessa, Emmanuelle, Nicolas, Jean-Michel, Phil, Alex, Catherine, Olivier, Valérie, Béatrice, Jean-Michel. Tous ont témoigné un très grand attachement à leur commune. Grez-Doiceau est agréable. Ils le savent. Ils savent aussi que les atouts de l'entité ne sont plus un secret bien gardé. Certains regrettent le succès de la commune. Ce succès qui gonfle les prix. Beaucoup craignent qu'il n'étouffe son caractère rural.

Tous les Gréziens que nous avons rencontrés ont joué le jeu de cette opération "Noir Jaune Blues". Ils ont répondu à toutes nos questions. Ils ont partagé leurs craintes et leurs espoirs. Ils ont exposé leurs idées pour transformer la société.

Ce qu'ils m'ont sans doute offert de plus précieux est un retour aux sources de mon métier : prendre le temps de se parler. Beaucoup de temps. La rencontre est la base de la démarche journalistique. Et la majorité des sujets que nous mettons à l'antenne est encore le fruit d'une rencontre.

Cette "rencontre" prend toutefois de plus en plus la forme d'un court coup de téléphone, entre deux autres sujets, ou d'une interview entre deux portes. Cela n'empêche pas de faire le métier de journaliste avec rigueur. Mais la rigueur ne suffit pas à faire un bon article. En discutant pendant cinq jours avec les Gréziens, je réalise à nouveau à quel point seul le temps permet de donner vie à un article.

Merci à tous les Gréziens et Gréziennes qui m'ont consacré une partie de leur temps !

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