Noir Jaune Blues, et après? À Jette, jour 4: quel avenir pour la jeune génération?

La famille Vrancken vit à Jette depuis 28 ans.
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La famille Vrancken vit à Jette depuis 28 ans. - © Hatim Kaghat

La famille Vrancken vit à Jette depuis 28 ans. François, 62 ans, était éducateur. Claire, 60 ans, est professeur de religion dans l’enseignement communal. "Je ne me sens pas envahie mais c’est vrai que j’ai vu la population de l’école changer. Aujourd’hui, les enfants sont à 90 % issus de familles musulmanes".

Leur fils Mathieu, 34 ans, et son épouse Emily, 30 ans, vivent dans la même rue. Le jeune couple attend son premier enfant, une fille. "J’aime la mixité sociale et culturelle de Jette, explique Emily, qui vient d’un petit village wallon, mais une vraie mixité, une diversité. Je n’aimerais pas que ma fille se sente étrangère dans une classe trop homogène".

A contre cœur, le jeune couple envisagerait alors déménager.

Kelly, 30 ans, est libraire spécialiste de la littérature enfantine. Elle vit à Jette, y a sa famille, ses amis, ses activités. Elle aime le côté village où on rencontre toujours quelqu’un qu’on connaît. "Je ne me sens pas menacée par les nouveaux habitants, mais je comprends que des personnes plus âgées perdent leurs repères. Les travaux, les magasins qui disparaissent, l’arrivée de nouvelles communautés avec d’autres façons de vivre, tout ça peut-être perturbant".

Kelly envisage un tour du monde mais elle sait que son ancre est ici, à Jette.

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