"No Border Camp": libération de trois des manifestants arrêtés

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La chambre du conseil de Bruxelles a décidé de libérer trois des quatre manifestants du "No Border Camp". Des manifestants soupçonnés d'avoir vandalisé le commissariat de police des Marolles vendredi dernier. Mais le parquet a fait appel de cette décision.

L'appel du parquet est en fait suspensif. Cela signifie pratiquement que les trois qui auraient pu être libérés mercredi restent derrière les verrous. Ils sont incarcérés depuis vendredi dernier à la suite de cette attaque contre le commissariat de la rue de l'Hectolitre, à deux pas de la place du Jeu de Balle.

Mercredi, une petite cinquantaine de manifestants du "No Border Camp" se sont rassemblés devant le Palais de Justice de Bruxelles, pour soutenir leurs quatre camarades qui passaient devant la chambre du conseil. Mais plus généralement, pour dénoncer le climat de répression qui a régné ces deux dernières semaines en marge du camp "No Border". "Je pense qu'il y a eu près de 500 arrestations administratives préventives, dans une idée d'arrêter des gens alors qu'il n'y a objectivement pas de raison, à part qu'ils viennent de certains endroits ou dont on présume qu'ils ont une certaine idéologie, déclare Alain Lemaître, l'un des manifestants. On les arrête avant même qu'il ne se passe quoi que ce soit, et sans même pouvoir prouver une intention quelconque."

Pour rappel, le camp "No Border" s'est déroulé toute la semaine dernière sur le site de Tour et Taxis. Les participants entendaient dénoncer, entre autres, la politique anti-migratoire de l'Union européenne.

 

P. Vandenbulcke - N. Nahjari

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