NLMK: une entreprise sans visage, estime le bourgmestre Jacques Gobert

Le bourgmestre de La Louvière craint malheureusement que le monde politique n’ait qu’une faible capacité à inverser le processus engagé. Selon lui : "On peut effectivement mettre la pression tant au niveau régional que fédéral mais il faut savoir qu’on a affaire ici à un groupe à échelle mondiale. Et, s’il est vrai qu’avec Duferco l’entreprise a un visage avec la personne de M. Gozzi, ce n’est pas du tout pareil avec NLMK où les propriétaires, des industriels russes, n’ont jamais pris contact avec nous. On ne les a jamais rencontrés et il y a vraiment un brouillard derrière cette entreprise. Nous sommes dans l’anonymat le plus complet et cela ne favorise certainement pas un dialogue fructueux."

Côté syndical, Antonio Cocchiolo, président de la FGTB Métal Hainaut-Namur exprime son inquiétude. "J’entends bien que l’on parle des entreprises dont on connaît ou non le visage et les interlocuteurs. Mais, pour nous, il y a un seuil à ne pas dépasser au niveau de l’emploi. Notre inquiétude aujourd’hui est cette annonce de diminuer de moitié l’emploi. Comment encore produire à l’avenir et avec quel effectif désormais ? En quelques mois, ce sont des milliers d’emplois qui ont été perdus dans le Hainaut et dans la région de Charleroi. Il faut maintenant d’urgence trouver des solutions pour limiter les dégâts et surtout maintenir les outils dans le Hainaut et en Belgique car les entreprises qui mettent la clef sous le paillasson ne reviendront plus."

Cédric Loriaux, Daniel Barbieux

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