NLMK-Duferco La Louvière : les travailleurs rendent l'autoroute à la circulation

 

Les syndicalistes ont commencé à enlever les bobines de métal. L'autoroute sera très rapidement rendu à la circulation. 
Un accord vient en effet d'intervenir entre les syndicats et la ville de La Louvière. 
Par contre, rien n'a encore été décidé avec la direction de l'entreprise Duferco concernant notamment le versement des primes. En fin de matinée, les travailleurs et les syndicats s'étaient réunis et semblaient vouloir apaiser le conflit en exigeant une date pour le paiement de la prime et en reprenant le travail ce jeudi après-midi. 

Ce jeudi matin, les embouteillages se sont fait sentir jusque sur l'autoroute. Il y a eu plusieurs kilomètres de bouchons sur l'E42, la dorsale wallonne, en direction de Mons et de Liège.

Depuis mercredi après-midi, une partie du personnel de Duferco et NLMK a bloqué le principal rond-point d'accès à la ville de La Louvière. Une manifestation spontanée qui s'est produite quand la direction a annoncé son intention de postposer de quelques semaines le paiement d'une prime de 600 euros.

Le blocage des entrées et sorties de l'E42 est condamné par la FGTB et par la CSC. Les syndicats estiment que ça pourrait mettre à mal les négociations qui sont en cours sur l'avenir. Rappellons que 600 emplois sont menacés sur 1 300.

Le bourgmestre de La Louvière, lui, parle de réaction dommageable pour l'avenir et pour les négociations. Jacques Gobert ajoute qu'il comprend malgré tout l'inquiétude des travailleurs.

Ce jeudi matin, la porte-parole de la police de La Louvière a déconseillé aux automobilistes de se rendre à La Louvière, sauf si c'est indispensable. Les entrées et sorties de la ville par l'A501 sont complètement bloquées.

La police n'envisage pas, pour l'instant, d'intervenir par la force pour débloquer la situation. Mais elle n'exclut pas la possibilité d'autres blocages dans la journée à La Louvière.

La direction de NLMK, de son côté, a tenu à réagir par communiqué : elle déplore cette nouvelle rupture du dialogue social et réaffirme l'urgence de trouver un accord autour du plan de restructuration, sans quoi la survie du site est purement et simplement menacée.

Diverses réunions

Les réunions prévues ce jeudi à Nivelles ont toutefois été maintenues. A l'ordre du jour, il y avait la nouvelle organisation du travail une fois que les plans de restructuration seront appliqués. Mais ces réunions n'ont pas été suivies par la FGTB : seuls le SETCa et la CSC y ont participé. Il y a été question, selon Manu Morais du SETCa, du plan de restructuration comme prévu mais on n'a pas abordé le problème qui préoccupe les travailleurs : celui du report de la prime de fin d'année.

A La Louvière, sur le site industriel, une réunion a permis aux syndicalistes et aux travailleurs de discuter ce jeudi matin du mouvement de grogne. Selon Daniel Vandergoten, de la FGTB Métal, "l'objectif de cette réunion était de retrouver une sérénité et une cohésion syndicale et sociale. Les travailleurs demandent maintenant à la direction de NLMK de déterminer une date pour le paiement de la prime exceptionnelle de 600 euros garantie au printemps dernier, prime qui est à l'origine du gros mouvement d'humeur des travailleurs".
Cette nouvelle donne semblerait signifier que les travailleurs accepteraient le report du paiement de cette prime à plus tard mais qu'ils attendent de la direction une date précise. Si c'est le cas, la situation serait donc en passe de ce calmer. D'ailleurs, selon Daniel Vandergoten de la FGTB Métal, le syndicat a demandé à la direction de préciser une date de paiement de la prime en décembre. Et, en attendant, le travail devrait reprendre ce jeudi après-midi.

RTBF

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