NLMK-Duferco à La Louvière : c'est toujours l'impasse

La réunion a donc été boycottée par les deux syndicats de gauche : la FGTB et le SETCa. En cause, encore et toujours : la décision des directions des deux entreprises de reporter le payement d'une prime exceptionnelle promise aux travailleurs. Pour revenir à la table des négociations, les syndicats FGTB et SETCa exigent le paiement de cette prime avant les fêtes de fin d'année. La CSC s’est dite disponible pour continuer les négociations mais avec les autres partenaires sociaux autour de la table.
Les directions affirment de leur côté manquer de liquidités et jurent qu'elles payeront cette prime dès que possible. Les Russes de NLMK rappellent toutefois encore la date butoir du 30 novembre.

Un communiqué très clair de la direction

Dans un communiqué envoyé à la presse ce 27 novembre, la direction des entreprises dit ne pouvoir constater que l’impossibilité d’avoir un dialogue avec les partenaires sociaux. Elle "déplore ce manque de responsabilité d’autant que l’actionnaire NLMK a demandé un plan industriel avant le 30 novembre pour lui permettre de supporter les pertes. Sans la présence de l’ensemble des interlocuteurs mandatés par le personnel, un accord ne pourra pas être dégagé." Un courrier de sensibilisation à la situation d’extrême urgence a été adressé par la Direction à son personnel. Selon les instances dirigeantes, "ce n’est que si la direction et les représentants des travailleurs démontrent ensemble leur capacité à s’adapter aux nouvelles conditions du marché que l’actionnaire, le groupe NLMK, continuera à soutenir financièrement le site de NLMK La Louvière. Le temps presse. Malgré les difficultés rencontrées, la direction réaffirme sa volonté de maintenir ses activités sur le site de La Louvière."

SETCA et FGTB demandent l'aide de la Région wallonne

"Si cette prime de 600€ ne peut pas être payée, on peut se poser des questions sur les réelles intentions des directions quant à l'avenir", a-t-on indiqué du côté du SETCa. "Nous voulons sauver l'activité mais nous ne sentons pas cette même volonté de la part des deux directions de Duferco et de NLMK", a souligné Manuel Morais, du SETCa. "Nous ne voulons pas négocier une fermeture déguisée en restructuration."
Les syndicats ont demandé une rencontre rapide avec le gouvernement wallon dans le but d'exprimer leurs inquiétudes et de demander l'intervention de la Région dans le plan industriel des sidérurgistes louviérois. "Nous demandons aussi que les moyens suffisants soient dégagés pour négocier un volet social correct dans le cadre de la restructuration. Si tous ces éléments peuvent être rassemblés, nous sommes prêts à avancer très vite dans le processus", a conclu le porte-parole du SETCa.

Hugues Decaluwé, Daniel Barbieux

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