NLMK décide de ne plus soutenir financièrement La Louvière

Le communiqué de la direction russe est on ne peut plus clair : "Durant six semaines, différentes réunions ont été programmées, les autorités politiques ont été interpelées, mais le dialogue a été rapidement rompu. La Direction de NLMK a réaffirmé plusieurs fois sa volonté de maintenir ses activités à La Louvière si un accord était obtenu avant le 30 novembre sur un plan industriel permettant le retour à l’équilibre économique. Le modèle développé par NLMK en Europe ainsi que la confiance que nous témoigne le Groupe pourraient pourtant permettre le maintien d’une activité à haut potentiel économique en Wallonie. Aujourd’hui, le Groupe, qui a déjà investi depuis son arrivée en Belgique près de 1 milliard d'euros, ne peut plus continuer à soutenir les pertes de NLMK La Louvière. NLMK La Louvière devra, dès à présent, gérer seule ses finances et assumer ses pertes."

Du côté de la FGTB et du SETCa, la réaction à ce communiqué est la même. Et, en résumé, elle consiste à résister à la pression exercée par la direction russe de NLMK. Et ce, disent les deux syndicats, afin de pouvoir discuter dans les jours à venir d'un plan correct pour sauver La Louvière et y perpétuer l'emploi.

La FGTB craint un plan B chez Duferco

La FGTB a demandé l'intervention de la Région wallonne car elle est à la fois inquiète et déterminée. Pour elle, "Les deux directions, qui travaillent à l'évidence de concert, ont déclaré que nous jouions à la politique de la chaise vide, après notre refus de poursuivre les discussions sur l'avenir des deux entreprises à La Louvière". Selon Manu Morais, du SETCa-Centre : "On a voulu nous discréditer mais nous nous battons pour sauvegarder la sidérurgie dans le Centre et nous sommes prêts à assumer les implications sociales dans le cadre d'un plan correct."

Pour rappel, le blocage des discussions vient de l'annonce, en octobre, du report du paiement d'une prime exceptionnelle de 600 euros due aux travailleurs.

Les syndicats attendent maintenant que le ministre wallon en charge de l'Economie, Jean-Claude Marcourt, organise une réunion avec les sidérurgistes, les syndicats et la Région. La date d'une réunion devrait être précisée cette semaine, selon la FGTB qui soupçonne un plan de fermeture chez Duferco où la direction ne cesse de parler de plan social.

"Dans tous les cas, nous voulons connaître les réelles intentions des directions et la garantie d'un projet industriel sur cinq ans. Nous sommes prêts à discuter de l'avenir mais pas à n'importe quel prix. Une cohésion sociale et des investissements stratégiques sont nécessaires pour le long terme", a indiqué Daniel Vandergoten, de la FGTB.

Belga, Daniel Barbieux

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