Nivelles: voici l'arme que les policiers utiliseront lors d'émeutes en prison

Le FN 303 est un propulseur à air comprimé dont les projectiles peuvent être bloquants, irritants ou marquants.
Le FN 303 est un propulseur à air comprimé dont les projectiles peuvent être bloquants, irritants ou marquants. - © BENOIT DOPPAGNE - BELGA

Son nom de code? Le FN 303, un fusil destiné au maintien de l'ordre. La zone de police de Nivelles-Genappe va prochainement en acquérir 2 afin d'équiper les policiers qui doivent intervenir en prison. Objectif : neutraliser les détenus récalcitrants. Et pour calmer, ça calme. Ce propulseur à air comprimé décoche ses munitions à une vitesse de 85 mètres par seconde. Des projectiles qui peuvent être bloquants (l'équivalent d'un coup), irritants (capsule au poivre) ou marquants (capsule de peinture).  Elle ne tue pas mais elle peut faire de beaux dégâts, surtout si elle est mal utilisée.

Une arme spéciale soumise à autorisation

Comme le taser (pistolet à impulsion électrique), le FN 303 entre dans la catégorie des armements spéciaux, soumis à autorisation. "Nous avons sollicité une demande d'agrément auprès du ministère de l'Intérieur", explique le commissaire divisionnaire Pascal Neyman. "Nous devons motiver le choix du FN 303, préciser qui l'utilisera et dans quelles circonstances. Il faut vraiment montrer patte blanche pour obtenir l'autorisation". Seuls certains policiers, formés à l'usage du fusil anti-émeute, pourront l'emporter en intervention.

Pourquoi en prison?

Les policiers de la zone interviennent 1 à 2 fois par an à la prison de Nivelles pour prêter main forte aux agents pénitentiaires. "On s'est rendu compte, au fil du temps, qu'il nous manquait une arme pour intervenir à distance, sans mettre en danger le policier. La matraque ne permet pas de neutraliser un détenu et le "pepper spray", même directionnel, n'est pas adéquat pour intervenir dans un milieu confiné comme une cellule. Le FN 303 permettra aussi de maitriser des émeutes comme cela arrive parfois dans le préau lorsque les détenus refusent de rentrer. Mais pas question pour la police locale de jouer les "RoboCops". "Notre core business, cela reste le service de proximité au citoyen", conclut le commissaire Neyman. "Si l'intervention est trop musclée, nous demandons au forces spéciales de la police fédérale de prendre le relais. Il faut donc relativiser l'usage que nous ferons de ces fusils."

 

 

 

 

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