Nivelles: un ballon d'oxygène, sur le fil, pour la société Altifort Boart

Le site d'Altifort, à Nivelles (anciennement 3M).
Le site d'Altifort, à Nivelles (anciennement 3M). - © Google Maps

Le spectre d'une faillite semble s'éloigner. Pourtant, il y a 15 jours, le rapport d'un réviseur d'entreprise avait tiré la sonnette d'alarme. Et le patron d’annoncer dans la foulée qu'il fallait trouver rapidement 4 millions d'euros pour éviter la faillite. La date butoir avait été fixée à vendredi dernier et, apparemment, l'opération sauvetage a été réalisée sur le gong.

C'est en effet sur le fil, et dans la plus grande discrétion, qu'un investisseur privé aurait proposé d'injecter 3 à 4 millions d'euros, afin de renflouer les caisses d'Altifort Boart. D'après plusieurs sources, l'annonce a été faite au personnel par la direction locale de Nivelles, à la fin de la semaine dernière. Le nom de l'investisseur, lui, n'a pas été dévoilé. 

De son côté, la Sogepa - le bras financier de la Région wallonne - aurait accordé un prêt pour soutenir le site nivellois. On parle d'un prêt de 500.000 euros.

A ce jour, on ignore si tous les emplois pourront être sauvés. La direction locale aurait en tout cas l'intention de se désolidariser du groupe Altifort. En France, le groupe est en redressement judiciaire. Et Nivelles n'a pas envie de voir les millions promis s'envoler pour éponger les dettes d'autres usines Altifort.

Côté syndical, on veut des garanties. Le site reste fragile. Après avoir connu la faillite de 3M, la prudence reste de mise.

Rappelons qu’Altifort est un fabricant d'outils industriels, anciennement connu sous le nom de 3M.

A ce stade, direction locale et Sogepa n'ont pas fait de commentaires. D'autres réunions devraient avoir lieu cette semaine.

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