Nivelles: les ventes aux enchères virtuelles ont le vent en poupe

Les commissaires-priseurs surveillent les ventes depuis leur écran d'ordinateur
Les commissaires-priseurs surveillent les ventes depuis leur écran d'ordinateur - © S. Vandreck

Les commissaires-priseurs de la société Clicpublic n'ont pas de marteau. C'est derrière leur écran d'ordinateur qu'ils surveillent l'évolution des ventes de dizaines de lots d'objets divers provenant de faillites, de mises en liquidation ou de saisies douanières. Sur ce site de vente en ligne, on trouve un peu de tout: du mobilier, des voitures, de l'outillage, et même des lots de canettes de bière. "Nous sommes contactés par les mandataires de justice, des curateurs, qui attendent de nous qu'on remette un rapport d'inventaire. Nous faisons l'inventaire complet de tous les actifs présents, une description précise et un maximum de photos. Puis nous mettons l'ensemble en vente aux enchères sur notre site", indique David Mathy, le responsable de Clicpublic. Les acheteurs peuvent renchérir sur le site pendant deux semaines, au terme desquelles le résultat de la vente est communiqué aux mandataires pour être validé.

Les vins et les lits du château de Limelette

La société s'est dernièrement occupée de la mise en vente des biens issus de la faillite d'Idem Papers ou encore du château de Limelette. Cette dernière a dû être organisée en plusieurs phases, tellement le nombre de biens mis en vente était important. "On a consacré une première phase au matériel des cuisines, à la réception et au bar. La seconde concernait plutôt les locaux techniques et salles de conférences. On a aussi vendu la cave à vins par lots". La dernière phase, en juillet, concernera les 88 chambres de l'hôtel. "On va les vendre chambre par chambre, par souci de facilité, de sécurité et de transparence", poursuit David Mathy. De quoi intéresser des hôteliers ou même des étudiants qui souhaitent meubler leur kot à moindre frais.

Nous sommes de commerciaux mais surtout des couteaux-suisses!

La société Clicpublic a réalisé sa première vente aux enchères en ligne en août 2013. Aujourd'hui, elle compte un millier de dossiers à son actif. De quatre collaborateurs, elle est aujourd'hui passée à neuf, plus une dizaine d'extérieurs qui travaillent régulièrement pour elle. "Nous avons une équipe commerciale qui gère les contacts avec les mandataires, une équipe logistique qui s'occupe de réaliser les inventaires. L'équipe back office prend quant à elle en charge la gestion des clients, des paiements et le marketing. Nous sommes tous pour la plupart des commerciaux, mais surtout des couteaux-suisses!, plaisante le jeune patron. Chaque faillite est une histoire nouvelle. Aucun type d'étude ne peut préparer à ce type de fonction". Si ce type de salles de ventes virtuelles se sont multipliées en Flandre, la société nivelloise reste à ce jour la seule active dans ce domaine précis en Wallonie.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK