Nivelles: l'entreprise Altifort Boart passe par la case faillite. Pour mieux rebondir?

Altifort Boart emploie 110 personnes sur son site nivellois
Altifort Boart emploie 110 personnes sur son site nivellois - © RTBF

Le tribunal de l'entreprise de Nivelles a prononcé ce matin la faillite d'Altifort Boart. L'usine nivelloise, qui fabrique des outils diamantés de découpe, emploie 110 personnes. Confronté à d'importantes difficultés financières depuis plusieurs mois, le groupe Altifort est en redressement judiciaire en France. L'un de ses sites de production, située à Nivelles, est au bord du dépôt de bilan depuis plusieurs semaines. Ce jeudi matin, le tribunal a décidé de mettre fin à la procédure de réorganisation judiciaire qui protégeait l'entreprise et de déclarer la faillite.

110 personnes dans l'incertitude et l'angoisse

Le tribunal a décidé de désigner un curateur chargé d'honorer les commandes et de garder le contact avec les clients... le temps de laisser une chance à une reprise potentielle. Deux candidats sérieux se sont en effet manifestés pour reprendre l'usine. Mais pourquoi passer par la case faillite? "Vous comprenez bien que c'est plus intéressant de repartir de zéro, de garder une petite partie du personnel, sans financer de plan social et sans assumer le passif de l'entreprise", nous dit-on de source syndicale. "Mais pour le personnel, c'est l'angoisse totale. Ce soir, le téléphone va sonner avec, au bout du fil, l'annonce d'une bonne ou d'une mauvaise nouvelle."

Et maintenant?

Le carnet de commandes est loin d'être rempli à l'heure actuelle. Les 110 emplois (environ 70 ouvriers, 40 employés) ne seront pas nécessaires pour assurer la continuité de l'entreprise. Des ouvriers qualifiés vont probablement quitter l'usine...certains définitivement. Alors, comment convaincre le ou les repreneurs potentiels, comment relancer l'activité industrielle de façon pérenne dans un secteur concurrentiel, tout en perdant une partie de son savoir-faire et la confiance du client? C'est tout l'enjeu de la mission actuelle du curateur. Et personne ne se risquerait au moindre pronostic actuellement.   

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK