Nivelles inaugure sa première "rue scolaire"

Des agents de quartier seront présents de temps en temps, pour dissuader les automobilistes les plus "pressés".
Des agents de quartier seront présents de temps en temps, pour dissuader les automobilistes les plus "pressés". - © S. Vandreck

Depuis octobre dernier, le code de la route permet d'interdire la circulation des voitures à certaines heures dans des rues où se situent des écoles. Des barrières sont donc placées à l'entrée de ces rues, aux heures où les élèves rentrent à l'école ou en sortent. Elles deviennent alors des "rues scolaires". Seule la circulation des piétons et des cyclistes y est autorisée. Les riverains sont néanmoins autorisés à circuler en voiture, au pas, pour sortir de chez eux.

Des parents déjà habitués

Nivelles est une des premières communes wallonnes à adopter ce type de dispositif. Elle le teste depuis ce lundi dans la rue de la Religion, une rue du centre-ville où le passage est souvent difficile. "Vu l'étroitesse de la rue, quand des voitures passent lorsqu'il y a des familles avec des jeunes enfants ou des poussettes, cela peut engendrer certaines difficultés", confirme Jean-Luc Cochinaux, le directeur de l'école Saint-Michel, située sur cette voirie et qui accueille des enfants âgés de deux ans et demi à huit ans. De nombreux parents ont d'ailleurs déjà pris l'habitude d'accompagner leurs enfants à pied, après s'être garés dans une rue voisine, et applaudissent la mesure. "J'ai toujours trouvé ça dangereux. Même en roulant au pas, on peut facilement se retrouver face à un enfant", témoigne une maman. "Je prends cinq minutes pour le déposer à pied, lui faire un bisou dans la cour et reprendre mon véhicule. Qu'est-ce que c'est cinq minutes sur un début de journée?", appuie une autre maman d'élève.

En test pendant un an

Dans un premier temps, des policiers de quartier ou des agents de la paix assureront une présence sur place, pour dissuader les parents les plus "pressés" d'emprunter la ruelle. La phase de test durera un an, le temps de voir si le problème ne se reporte pas à des rues voisines et si le modèle est transposable devant d'autres écoles nivelloises. "Il faut que les écoles s'impliquent. Nous verrons si le dispositif fonctionne, répond l'échevine de l'enseignement Isabelle Bourlez. Cette rue de la Religion est peu fréquentée. Il faut voir si le dispositif est adapté à d'autres rues, qui comptent plus de riverains". La ville a déjà mis en place devant d'autres écoles des dispositifs de type "Kiss and ride", mais elle souhaiterait aller au-delà du seul aspect sécurité routière et mobilité. "Nous voudrions changer les habitudes de déplacement, pour limiter la pollution générée par les voitures qui s'arrêtent devant les écoles, poursuit l'échevine. Le problème est que les parents se disent que l'endroit n'est pas sécurisé et veulent accompagner leur enfant au plus près de l'école".

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