Nivelles : impossible pour la Ville de donner une date pour la réouverture du cinéma

Les travaux sont terminés mais certains détails techniques ne sont pas encore complètement réglés.
Les travaux sont terminés mais certains détails techniques ne sont pas encore complètement réglés. - © Ville de Nivelles

Fin octobre dernier, la presse était enfin invitée à l’annonce du nouveau nom du cinéma de Nivelles et à la présentation de la programmation concoctée par l’animateur-programmateur fraîchement engagé. On avait d’abord évoqué une ouverture pour l’été, puis pour la rentrée. Mais à la veille de la conférence de presse, la Ville annulait cette présentation et la reportait sine die. Un mois plus tard, toujours aucune nouvelle en provenance de l’ex-cinéma Athéna… Les cinéphiles s’impatientent. L’opposition aussi : le groupe socialiste a d’ailleurs prévu de poser une question d’actualité à ce sujet lors du prochain conseil communal. Ce n'est d'ailleurs pas le premier couac que rencontre le chantier.

Alarmes incendie et isolation acoustique

Que s’est-il passé ? Les travaux sont terminés mais certains détails techniques ne sont pas encore complètement réglés. "Comme pour tous les chantiers, celui-ci fait l’objet d’un suivi minutieux. En octobre, nous avons constaté que toute une série d’aménagements étaient encore à faire du point de vue de l’acoustique et de la sécurité incendie. Nous avons donc demandé à l’entrepreneur et à son sous-traitant d’y remédier. Ces travaux sont toujours en cours et on ne peut donc pas encore donner de date pour l’ouverture du cinéma", regrette l’échevin des travaux, Pascal Rigot. La Ville s’est en effet rendu compte que le volume des alarmes d’alerte incendie était insuffisant pour être entendu lors des projections et que l’isolation acoustique des deux salles laissait encore à désirer. "Une finition au niveau acoustique, c’est extrêmement important car le bruit, une fois que ça s’infiltre, c’est comme de l’eau, explique l’échevin. On veut s’assurer que tout soit fait dans les règles de l’art". La Ville, propriétaire du bâtiment, veut en effet s’assurer qu’elle ne recevra pas de plaintes de riverains pour nuisances sonores une fois l’activité lancée. L’échevin des travaux assume le côté un peu pointilleux de la démarche : "On l’est de plus en plus, quand on se souvient qu’on a rencontré toute une série de défauts au niveau des travaux de rénovation de la grand-place, effectués il y a une dizaine d’années. On ne tient pas à ce que cela se répète !". La réception des travaux ne sera d’ailleurs signée qu’une fois que des tests acoustiques auront été réalisés et réussis.

Cette période aurait été propice pour ouvrir

Mais est-ce que ces retards ne coûtent pas finalement à la Ville et donc au contribuable ? "Non, car le budget, même s’il a été réajusté au cours des dix dernières années, est bien défini. Tout ce qui a été fixé dans le budget 2019 a été respecté", assure Pascal Rigot. L’enveloppe globale des travaux s’élève à 1,7 million d’euros. Côté culture, l’échevin Grégory Leclercq tempère également : "C’est vrai que c’est une période de l’année qui est faste, au niveau des sorties de films et des fréquentations de salles, et qui aurait été propice pour ouvrir, mais si nous devons reporter à l’année prochaine, ça ne préjudicie pas le projet du cinéma pour autant". L’animateur-programmateur engagé à la rentrée ne se tourne d’ailleurs pas les pouces : "Ce temps est mis à profit pour avancer davantage dans certains projets, dont il aurait dû s’occuper après l’ouverture", explique l’échevin de la culture. L’équipe doit également se compléter de trois projectionnistes-caissiers, à mi-temps, qui ont déjà été sélectionnés mais attendent toujours dans une réserve de recrutement de pouvoir signer leurs contrats.

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