NGK Ceramics Europe investit 43 millions d’euros dans son site de Baudour

43 millions d’euros investis dans la filiale belge de l’entreprise japonaise. La société NGK Ceramics opte pour une mise à niveau étalée sur les trois prochaines années. L’objectif, réussir le challenge écologique imposé par la norme Euro 7, d’ici 2025. Celle-ci n’est pas encore définitive. Mais d’après Simon Vlajcic, vice-président de NGK Ceramics: "A chaque norme, on est un peu plus restrictif sur les émissions autorisées pour différents types de polluants." Il fallait donc investir dans la filiale belge pour que ses produits puissent respecter les normes imposées.

L’entreprise est spécialisée dans la conception de pièces en céramique participant à l’élimination de certains polluants, sortant de la voiture. Le gaz qui sort du moteur entre dans cette fameuse pièce qui ressemble à un nid d’abeilles, pleines de petits canaux. Elle va permettre une grande surface d’échange entre le gaz pollué et le catalyseur, un métal enduit sur la pièce par une autre industrie. Ces réactions chimiques vont permettre de purifier le gaz qui sort du moteur.

Un objectif économique, avant tout

Cet argent sera principalement utilisé pour investir dans du matériel de dernière génération. Pour atteindre les exigences de cette nouvelle norme Euro 7, les pièces crées par l’entreprise doivent être beaucoup plus performantes et plus fines. Il faut donc remplacer tous les éléments stratégiques de l’entreprise et revoir la technologie utilisée à tous les niveaux. Selon NGK, apporter ces technologies de pointe en Wallonie permettrait à la Région de continuer son redressement et de relever le niveau de formation.

L’impact social

"Souvent, quand on parle de digitalisation, de nouvelles technologies, on parle de réduction de personnel. Nous allons maintenir les 280 employés sous CDI que nous comptons déjà sur notre site", explique Simon Vlajcic. Il n’y aura donc pas de nouveaux emplois chez NGK Ceramics. "Nous allons empêcher la fermeture du site. Si nous n’étions pas capables, d’ici quelques années, de produire ces pièces plus performantes, notre activité allait s’arrêter." L’objectif premier de l’entreprise était donc d’assurer la pérennité du site et de maintenir les emplois.

Un air plus pur

L’entreprise investit pour produire des pièces qui diminueront l’impact pollueur des voitures. NGK remplace les anciennes machines par d’autres plus récentes. Ces nouvelles technologies, plus performantes, permettent de réduire de plus de 30% la consommation d’énergie sur le site, à capacité égale.

L’entreprise décide d’investir à un moment particulier. D’après Simon Vlajcic, "c’est aussi une preuve de la croyance qu’on met dans l’avenir de ce groupe, qui est centenaire."

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