Namur: un nouveau projet de fusion d'hôpitaux est dans l'air

La clinique Saint-Elisabeth, à Namur.
La clinique Saint-Elisabeth, à Namur. - © Google Street View

Après Dinant et Mont-Godinne, le prochain mariage annoncé est celui du CHU Dinant-Godinne avec la clinique Sainte-Elisabeth de Namur. Le personnel a été prévenu du projet par communiqué interne mardi. Le but est de diminuer les coûts et de devenir un hôpital à 1000 lits.

Les deux hôpitaux ont formé un groupe de travail en commun pour préparer une fusion. Mais il n'est pas question de tout regrouper sur un seul site. "L’idée, c’est de faire à terme – si cette fusion réussit – un hôpital sur trois sites, explique Baudouin Meunier (administrateur-délégué du CHU Dinant-Godinne). Pour faire en sorte que le patient trouve les meilleurs soins possibles à proximité. Et on peut imaginer que les consultations spécialisées soient disponibles sur les trois sites. Et que ce n’est que dans le cadre d’opérations complexes que l’on spécialise alors l’un des sites."

Une fusion permet de faire des économies d'échelle sur des postes comme l'informatique ou l'achat de fournitures. Mais aussi de partager des équipements médicaux coûteux comme un scanner, par exemple, ou des robots chirurgicaux. "Pendant des années, dans tous les hôpitaux, il y a eu une sorte de course à l’armement, en termes d’équipement médical. Aujourd’hui, déclare Benoit Libert (directeur-général de Sainte-Elisabeth), le système montre ses limites. Le sous-financement hospitalier est tellement important que les hôpitaux ne peuvent plus se permettre d’avoir tous les équipements pour pouvoir servir les patients."

Mais ce n'est pas parce que le CHU Dinant-Godinne et Sainte-Elisabeth veulent fusionner qu'ils vont y arriver. Plusieurs projets ont capoté ces dernières années. Sainte-Elisabeth a négocié pendant des années avec la clinique Saint-Luc Bouge. Les fiançailles ont été rompues en 2013, dans la discorde.

François Louis

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