Namur : plus d'un million de statistiques de quartiers disponibles sur l'OpenData

Le bureau d'architectes Buro5, à Nannine, figure parmi les utilisateurs de l'OpenData de Namur pour travailler sur ses projets. Le bureau utilise notamment les données 3D pour gagner du temps.
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Le bureau d'architectes Buro5, à Nannine, figure parmi les utilisateurs de l'OpenData de Namur pour travailler sur ses projets. Le bureau utilise notamment les données 3D pour gagner du temps. - © Rtbf

Plus de mille utilisateurs par mois, plus de mille téléchargements de cartes, tableaux chiffrés et autres statistiques…
Depuis sa création, il y a un an, la plateforme OpenData de la Ville de Namur connaît un succès croissant.

L’énorme base de données publiques est de plus en plus utilisée par les citoyens, les étudiants, les entreprises et les institutions publiques. Avec l’aide d’universitaires, l’outil s’enrichit. Et parmi les nouveautés : plus d’un million de données socio-démographiques sur les 46 quartiers de Namur. Des données récoltées depuis 1985 et dont les dernières mises à jour remontent au début de cette année-ci. Parmi les chiffres disponibles : le nombre d’habitants par quartier, les groupes d’âge, l’état civil,…

Un travail de fourmi

"La gestion d’une commune doit tenir compte de la diversité interne ; et donc, nous avons mis au point, déjà depuis une 20ène d’années à Namur, 46 quartiers", explique Michel Poulain, démographe de l’UCLouvain. "Aujourd’hui, ce que nous apportons au portail OpenData, c’est un vaste ensemble de données détaillées sur ces quartiers. Soit plus d’un million de données supplémentaires qui permettent de suivre l’évolution de ces quartiers depuis 1985 jusqu’à janvier 2019".

Les données locales permettent, par exemple, de savoir où il sera judicieux d’ouvrir une école ou une crèche. "Il suffit par exemple d’aller dans l’onglet Population par classes d’âge, puis d’afficher la carte. Vous aurez mis en évidence, par couleurs, les quartiers où il y a le plus de jeunes susceptibles d’avoir un enfant à court ou moyen terme. Ce qui est utile pour savoir où il est préférable d’ouvrir de nouvelles crèches", explique Samuel Nottebaert, chef du service DataOffice.
"L’outil peut aussi être utile pour identifier les quartiers où il faut développer des services pour les personnes âgées, comme des maisons de repos ou les livraisons de repas via le CPAS", précise le bourgmestre Maxime Prévot. Les renseignements de l’OpenData peuvent aussi aider les services sociaux et autres secours à prioriser leurs interventions en cas de canicule. Par exemple en sachant dans quels quartiers il faut prioritairement apporter de l’eau aux personnes âgées.


Utilisateurs divers

Les gestionnaires du portail savent relativement peu de choses sur le profil des utilisateurs. Notamment en raison des réglementations relatives au respect des données et de la vie privée. Mais quelques indicateurs permettent toutefois d’identifier des secteurs intéressés par l’OpenData.

C’est notamment le cas de bureaux d’architectes, comme le Buro5, à Nannine. "Avec les autres outils en ligne, nous ne pouvons pas récupérer les fichiers en 3D", confie Steeve Van Renterghem, architecte. "Nous pouvons par contre le faire avec le portail OpenData. C’est pratique pour évaluer les dimensions et la hauteur des vieux bâtiments construits sur un site pour lequel nous avons un nouveau projet architectural. Nous étudions notamment les cartes pour le site BNP rue des Carmes et rue Godefroid. Un projet où on prévoit des logements, une salle de sports et des commerces. L’OpenData nous fait gagner beaucoup de temps. Et nous permet éventuellement de faire des économies".

Pour améliorer le service, les citoyens sont invités à participer à l’évolution de la plateforme, en exprimant leurs attentes et leurs propositions. Des données qui doivent s’enrichir, dans le respect de la protection des données et de la vie privée. L’adresse du portail : https://data.namur.be

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