Moins de demandeurs d'emploi inoccupés en province de Namur, selon le Forem

Namur: moins de demandeurs d'emploi inoccupés, selon le Forem
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Il y a moins de demandeurs d'emploi inoccupés, en province de Namur.

Selon le Forem, l'année 2018 s'est clôturée avec une baisse de 4,8%, par rapport à l'année précédente. Ce bon score s'explique par plusieurs facteurs. Entre autres: l'amélioration de la conjoncture économique, la réinsertion professionnelle suite à des formations ou des recrutements dans des secteurs en demande de main d’œuvre.   

D'après le Forem, ce bilan encourageant continue à s'améliorer depuis environ 50 mois. "Comme un peu partout en Région wallonne, les chiffres namurois progressent", explique Thierry Ney, porte-parole du Forem. "Les entreprises ont proposé de nouvelles offres. Et le Forem joue son rôle, en faisant correspondre l'offre à la demande. On essaie de permettre aux entreprises de trouver le bon profil, les bons candidats. On fait l'intermédiaire entre les recruteurs et les demandeurs d'emploi".

Informer, former, accompagner,... l'an dernier, le Forem a aussi sensibilisé le public sur les opportunités d'emploi dans certains secteurs où l'on recherche du personnel, les fameux métiers en pénurie

Qualité de l'emploi

Pas plus tard que ce mardi, la ministre fédérale de l'Action sociale, Maggie De Block, vantait la création de 44.000 jobs supplémentaires en Belgique en un an (chiffres ONSS). Des nouveaux contrats, il y en a eu. Mais qu'en est-il de la qualité des emplois proposés? N'y a-t-il pas davantage de contrats précaires? C'est ce qu'affirment certains observateurs. Mais comme l'explique Thierry Ney, le but du Forem est "d'aider les demandeurs d'emploi à remettre le pied à l'étrier". Aux entreprises, donc, d'offrir des perspectives valables aux nouveaux travailleurs engagés.  

Chômeurs exclus

Les statistiques du Forem doivent toutefois être nuancées. Notamment parce qu'il faut prendre en considération les exclus du chômage, dont certains se retrouvent au CPAS. Le Forem assure tenir compte de ce glissement statistique. "Dans les demandeurs d'emploi inoccupés, on trouve 4 groupes", souligne Thierry Ney. "Les demandeurs d'allocations, les jeunes en stage d'insertion, les inscrits obligatoirement (qui comprennent les exclus qui se tournent vers les cpas) et les inscrits librement".

Reste que le phénomène de report est important, y compris dans la province de Namur. "Au-delà des bonnes nouvelles, il faut nuancer", insiste Marie Castaigne, conseillère à la Fédération des CPAS de Wallonie. Depuis que le Fédéral a serré la vis, "des exclus du chômage vont frapper à la porte du CPAS. Ils sollicitent un revenu d'intégration ou une aide sociale équivalente. Pour la province de Namur, en un an, l'augmentation a été de 400 demandes supplémentaires. Il faut garder à l'esprit que toutes les personnes ne sont pas remises à l'emploi. En Belgique, environ un tiers des exclus du chômage glisse ainsi vers les CPAS. Avec les conséquences financières que cela suppose pour les communes".

Conscient qu'il reste beaucoup de pain sur la planche, le Forem poursuit sa politique d'aide à la réinsertion sociale, notamment par le biais d'actions de sensibilisation, de jobdays et de sessions d'information.

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