Namur : les défenseurs du Parc Léopold n'iront pas au Conseil d'État

Le Parc Léopold à Namur, près de la gare
Le Parc Léopold à Namur, près de la gare - © Bia Bouquet

Après avoir consulté un cabinet d'avocats, le collectif de sauvegarde du Parc Léopold a décidé de ne pas introduire de recours auprès du Conseil d’État. La consultation populaire sur la création d'un centre commercial aura donc bien lieu à Namur le 8 février.

En introduisant en recours en "extrême urgence", le collectif voulait obtenir la suspension de la consultation populaire, organisée par la ville de Namur. Selon les plaignants (qui réclament eux aussi une consultation) les autorités communales confisquent le débat en formulant elles-mêmes les questions sur l'avenir du Parc Léopold. Mais pour démontrer l'urgence du recours, les opposants au centre commercial devaient prouver que le maintien de la consultation entrainait pour eux un préjudice grave et irréparable. Difficile à démontrer, selon le cabinet d'avocats que le collectif a consulté. Tout au plus, les requérants pouvaient faire la démonstration qu'ils subissaient un préjudice moral. Ils ont donc décidé de ne pas engager de frais inutiles.

Déjà recalés par le gouvernement wallon

Les défenseurs des arbres du Parc Léopold avait déjà introduit un recours auprès du ministre des pouvoirs locaux. Paul Furlan les a déboutés. Selon l'interprétation du décret par la Région, la ville de Namur a parfaitement le droit de décider elle-même la consultation populaire et de ne pas suivre la demande des signataires. Le collectif de défense regrettait que la ville de Namur récupère à son compte cette consultation. Il aurait voulu formuler lui-même les questions sur l'avenir des arbres, menacés par le projet de centre commercial. Demande refusée par la Ville, et donc aussi par la Région. Et puisque le collectif n'ira pas au Conseil d’État, la consultation populaire, organisée par la commune, aura donc bien lieu le 8 février à Namur.

Pierre-Yves Millet  

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